(Texte essentiellement écrit le 31 août 2023 (voir captures plus bas), terminé le 25 avril 2026)
A chaque fois que l’on sort l’argument des hommes qui ont été envoyés à la guerre ou à la mine en réponse à une personne qui parle de privilège masculin, on nous dit : « bon, ça suffit, on va pas tout renvoyer à la guerre, ça n’explique pas le reste du privilège masculin pendant des siècles ».
Mais c’est essentiel… !
La guerre a forgé notre rapport au monde pendant des siècles, et une grande partie de nos choix de société. De même qu’en temps de pauvreté, nous avons beaucoup moins de temps à accorder à l’art, à la littérature, la philosophie, en temps de guerre ou d’urgence, les gens ne se demandent pas seulement ce qu’ils veulent faire, ils sont aussi envoyés là où ils sont utiles et compétents, le but étant d’optimiser les chances du groupe de survivre ou prospérer ; nous sommes dans le vital, pas l’accessoire. Si demain, votre bateau s’échoue sur une île déserte, et que vous êtes un groupe de quelques naufragés, que faites-vous ? Vous vous partagez les tâches. Peut-être que vous voulez être celui qui sera chargé de construire le radeau ou tenter d’aller jusqu’au rivage voisin pour voir s’il s’y trouve une forme de vie humaine, mais il y a un homme très robuste et très bon nageur dans le groupe… et ça n’est pas vous. Avec vos petits bras, on préfère vous envoyer cueillir des baies, des noix de coco, ou attraper des crevettes. C’est la vie. On n’est pas là pour niaiser. C’est la même chose en temps difficiles. On envoie là où on peut, là où il y a des besoins, là où il y a de la place.
A la guerre, on envoie donc les plus doués pour la faire et la gagner : les hommes, en santé, dans la force de l’âge. Parce qu’ils sont plus grands et forts physiquement, et parce que – des études prouvant désormais ce que la sagesse a avancé pendant des siècles – ils disposent d’un meilleur sens stratégique, d’une plus grande facilité à s’orienter dans l’espace, à survivre dans des milieux hostiles, à affronter des situations urgentes. Bien sûr, il y a des exceptions pour tout et il y a eu de grandes guerrières dans l’Histoire. Mais nous faisons là des généralités, car nous parlons de mouvements de masse. Aussi, on ne peut pas espérer envoyer tout le monde à la guerre pour gagner par la quantité : il faut que des gens restent sur place pour faire bastion et ne pas laisser les villes à l’abandon, pour que la vie continue, et pour que l’espèce survive, et pour faire et élever les enfants qui seront le futur de la société. Surtout, la nature est bien faite, à la plus grande aptitude des hommes à la guerre, s’ajoute un impératif biologique : un seul homme peut féconder d’innombrables femmes dans la même journée tandis qu’une grossesse prend 9 mois pour une femme, sans compter le temps qu’il faut pour s’en remettre, allaiter l’enfant dans une certaine exclusivité, etc… bref, un engagement de l’instant contre un engagement de plusieurs années.
S’il faut envoyer des millions d’individus à la mort, il est donc préférable que ce ne soient pas des femmes, puisque cela mettrait grandement en jeu la survie du groupe. C’est le même principe qui explique la fameuse règle : « les femmes et les enfants d’abord ».
A cela, les hommes de l’époque auraient très bien pu dire : « Pourquoi les femmes ont-elles le privilège de rester au village pendant que nous nous battons ? Nous refusons qu’elles aient ce privilège, nous voulons qu’elles soient envoyées à la mine et à la guerre comme nous ! » Et les femmes auraient pu se plaindre de ne pas aller à la guerre ou à la mine (ce qui était plus rare sans doute…). Mais les gens ne le faisaient pas, bien sûr, car ils étaient en face de la réalité brute, il n’y avait pas de place pour les chimères. On savait que c’était ainsi qu’il fallait faire pour que la société survive.
Les gens imaginent-ils seulement l’état de menace permanente dans lequel les gens du passé ont vécu ? La fameuse Guerre de Cent Ans, par exemple, a duré en réalité bien plus de cent ans, et les périodes de trêve ont été assez courtes. Pendant des siècles, des femmes ont donc mis au monde des fils en sachant qu’ils seraient peut-être et même probablement envoyés à la guerre, et qu’ils n’en reviendraient potentiellement pas vivants. Les gens vivaient dans la crainte de voir surgir l’ennemi. Sans savoir quand la guerre allait leur tomber dessus. Pendant des siècles, on a donc éduqué les enfants en ce sens, parce qu’il fallait se préparer sans cesse à l’éventualité d’une guerre. Dans de telles circonstances, les rôles deviennent donc sexués et traditionnels au possible, avec moins de place pour les désirs de chacun. C’est cela qui explique ce qu’on appelle « le privilège masculin », c’est-à-dire la prédominance d’hommes dans des rôles de commandement ou de pouvoir, de haut intellect, continuité de leurs prédispositions naturelles (plus grand sens de la compétition, plus grand nombre de hauts quotients intellectuels (mais aussi de très bas quotients) tandis que la courbe féminine est plus équilibrée, etc). C’est la continuité de leurs prédispositions naturelles que le contexte exacerbe.
Pourquoi en temps de paix – comme aujourd’hui -, ces inégalités diminuent mais persistent tout de même, et pourquoi ne donne-t-on pas aux femmes plus de place dans les rôles de pouvoir ? Car les temps de paix étaient trop courts pour que la société puisse durablement changer. La paix est en réalité un fait très récent, même dans nos sociétés « avancées », et l’on ne sait en réalité pas encore s’il s’agit d’un fait définitif ou provisoire. La guerre a démontré ces dernières décennies et années qu’elle pouvait survenir en Europe, à 2h d’avion.
Aussi, durant les temps hostiles (ou même en temps de paix, quand la guerre reste quelque chose de récent), on valorise davantage la force et les gens qui se sont battus, car on vit encore dans la reconnaissance du survivant. Naturellement, en temps de guerre, ce sont les hommes qui jouent ce rôle et ils seront valorisés en conséquence.
Surtout, je pense qu’une certaine subordination des femmes était la dette que les hommes ont fait payer aux femmes pour le sacrifice du sang qu’ils ont du effectuer. Ce sacrifice était tel qu’il ne pouvait se justifier, être à peu près rétribué, qu’à travers un privilège tout aussi grand : un plus grand statut, par exemple, cher à l’homme, et au détriment des femmes. « Si je risque à chaque instant d’être mobilisé à la force de l’âge et de mourir sans peut-être même laisser un enfant derrière moi, il faut que ce soit au moins l’envers d’une compensation au moins aussi forte que le sacrifice auquel je consens ». Les places de pouvoir étant en plus chères et rares, elles sont réservées en priorité aux hommes.
Bref, nier l’importance de la guerre dans la destinée humaine mais aussi féminine et masculine, c’est non seulement nier l’éléphant au milieu de la pièce, mais c’est en plus déshumaniser les hommes, et considérer qu’ils ont vocation à s’entretuer et être de la chair à canon, et que ce n’est là qu’un détail de l’histoire (ce qui est aussi insultant que faux : on voit encore aujourd’hui des hommes revenir de la guerre malades, fous, et polytraumatisés… et ça c’est quand ils en reviennent vivants. On connaît le traumatisme de 14-18 sur les hommes). Ce que je trouve étonnant de la part de personnes se revendiquant souvent féministes, qui veulent un monde plus humain et transformer les hommes, mais se trouvent à nier les souffrances les plus vertigineuses qui leur ont été infligées au cours des siècles.
Une forme de ressentiment masculin s’ajoutait par ailleurs, quand certaines femmes, par exemple, abusaient des privilèges de leur biologie pour tromper leur conjoint parti à la guerre, ou coucher avec l’ennemi, augmentant la méfiance et le mépris auquel les femmes étaient sujettes. Même s’il est important de préciser qu’il existait aussi de nombreuses situations de viol ou de consentement seulement partiel, ces cas d’adultère pur et de trahison existaient bel et bien (même aujourd’hui, en plein XXIème siècle, avec les divers contraceptifs existants, les tests de paternité, la tendance globale des gens à décider d’une grossesse et d’un projet parental là où c’était autrefois souvent quelque chose qui nous tombait sur la tête… il est possible que beaucoup d’enfants ne soient pas ceux de leur père déclaré. En 2009, la revue scientifique The Lancet, dont personne ne remettrait en cause le sérieux et la crédibilité, a expliqué que des chercheurs étudiant des maladies génétiques avaient du écarter 10% des échantillons pour cause de.. « discordance de filiation ». Une manière très pudique de dire que le gosse n’était pas celui du père officiel). Cette incertitude permanente autour de l’identité du père (« mère sûr, père pas sûr »), d’autant plus forte à une époque où les tests de paternité n’existaient pas, et la peur de ne pas être le père de son enfant, de ne s’être en fait sans le savoir même pas reproduit, d’avoir subi la trahison suprême, expliquaient en partie les fortes répressions subies par les femmes, et qui sont le corollaire de toute société patrilinéaire, c’est-à-dire non matrilinéaire. Le masculin s’impose avec d’autant plus de force qu’il est inquiet, sans cesse menacé. On voit ici que les femmes jouissent d’un privilège profond : celui de savoir qu’elles sont les mères de leur enfant. On pourrait aussi nommer cela un privilège : c’en est un, immense, et les graves trahisons qui ont été possibles pendant des siècles envers les hommes n’avaient rien de dérisoire ; on touchait là au plus intime, au plus archaïque.
Les rôles étaient sexués pour une autre raison : la technologie, la science, la médecine n’étaient pas aussi avancés.
Aujourd’hui, n’importe qui peut faire tourner une machine à laver et faire autre chose pendant ce temps. A l’époque, il fallait aller à la rivière, ou au lavoir, dans le froid, pendant des heures, ou faire le linge tourner dans un tonneau. Naturellement, pour les raisons édictées précédemment, les femmes s’y collaient. Ces tâches prenantes devenaient un rôle à part entière.
Les femmes ne sont pas « faites » pour passer leur journée à récurer des casseroles ou laver du linge dans la rivière en plein hiver, ou être maintenues dans un état d’ignorance, sans possibilité de s’instruire… pas plus que les hommes ne sont pas « faits » pour s’entretuer. Ce sont des « bon gré mal gré » imposés par l’environnement, et qui ont été douloureux pour les deux sexes.
Plus que les lois et les combats, la libération des femmes s’est jouée sur la contraception, le stérilet, la machine à laver.
Donc, trois volets : la guerre qui sexuait les rôles (les gens étaient envoyés là où ils étaient les meilleurs + la biologie différente des hommes et des femmes justifiait de ne pas envoyer les femmes à la guerre pour des raisons purement démographiques) ; le désir chez les hommes de recevoir une contrepartie à ce sacrifice du sang (les femmes utilisées donc comme un « repos du guerrier », une récompense, un enjeu) et une forme de compensation à leur extrême fragilité reproductive, de leur dépendance face aux femmes pour ce qui est de leur descendance (la certitude de la filiation n’étant totale que pour la mère), quitte à être parfois misogynes ou injustes, dans le ressentiment peut-être ; le manque d’outils scientifiques, médicaux, technologiques qui exacerbaient le caractère sexué des rôles.
Il est aussi de bon ton, dans nos sociétés occidentales, de brocarder les pays où l’on pratique la polygamie, là encore avec l’idée que tout cela est l’expression de millénaires de privilège masculin dont les femmes ont payé le prix : un homme vaudrait plusieurs femmes ! Bien sûr que dit comme ça, c’est scandaleux.
Mais en réalité, les gens ont surtout fait comme ils ont pu avec ce qu’ils avaient. Partout, à travers le monde, les gens composaient avec les contraintes du milieu. Et la contrainte majeure, c’est qu’il y a souvent plus de femmes que d’hommes dans une société. Et en temps de guerre, de forte mortalité masculine, cet état de fait s’empire. Il existe même une théorie selon laquelle les femmes slaves seraient « attirantes » et soucieuses de leur apparence, précisément car ce sont des pays où la mortalité masculine est forte, et où il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes : de cette situation de manque naît la nécessité d’être à tout prix « choisie ».
Je ne dis pas bien sûr que la polygamie n’est pas une souffrance pour les femmes : c’en est une, terrible. Même pour les gens qui ont une conception libre de l’amour et de la sexualité, la polygamie s’éloigne grandement d’une liberté saine : elle cumule les désavantages de la liberté, et les désavantages de la structure. C’est-à-dire que le mari n’a pas des maîtresses, comme dans les sociétés monogames où ce fut longtemps admis. Non, une femme se trouve réduite à cohabiter très directement avec une ou plusieurs autres, dans un huis clos qui souvent peut être propice à la complicité mais aussi à la très humaine comparaison. Cette cohabitation n’a rien à voir avec la cohabitation sororale entre femmes des sociétés primaires, où femmes de la même tribu vivent ensemble, font leur vie ensemble. Ici, c’est une personne, ou deux. Dans l’amour libre, il y a souvent cette règle : on va voir ailleurs, mais on ne rentre pas forcément dans les détails. Pourquoi ? Car il est très humain que ce niveau de proximité avec certaines attirances insécurise l’autre personne du couple, avec laquelle on est engagé. C’est pourquoi une certaine distance est nécessaire. Le seul amour libre à peu près sain et totalement dénué d’insécurité serait celui où le couple n’existe pas du tout. Car dès lors qu’on choisit un être pour en faire un point d’ancrage, un conjoint officiel, celui-ci doit être le siège d’un investissement un peu plus fort que les autres. De là naissent forcément des insécurités au fil du temps, une dépendance frustrée au regard de l’autre (puisqu’on donne tout à l’autre, il est difficile de ne pas aussi tout exiger de lui), et c’est ce qui explique sans doute que même des gens très libres qui ont « ouvert leur mariage » aient vu ce dernier ne pas survivre à ce choix de vie. Il est très difficile de savoir que son partenaire est ailleurs, dès lors qu’il s’agit d’un partenaire et qu’il est émotionnellement surinvesti. Un homme pour plusieurs femmes (sans que jamais l’inverse ne soit valable), dans un périmètre par ailleurs resserré et quasi incestuel, très intime, ne peut donc souvent que créer une relation très inégalitaire et bancale, douloureuse. Seuls les êtres très portés vers une forme de triolisme ou de multiplicité extrême et détachée, ce qui est une spécificité de tempérament, peuvent survivre à cela sans en être broyés.
La polygamie est donc très, très loin d’être parfaite, et il y a une raison pour laquelle elle fait beaucoup souffrir les femmes. Toutefois, la regarder avec mépris du haut de notre monogamie sociétale n’est vraiment pas un truc que nous pouvons nous permettre de faire.
Car regardons bien : dans les pays occidentaux, où une stricte monogamie est généralement observée, comment avons-nous géré ce surplus de femmes (déjà existant dans la nature, et exacerbé par les guerres et les métiers à risque exercés par les hommes) ? Eh bien, nous avions le couvent. Et la prostitution. Au couvent, on envoyait toutes celles qui ne se mariaient pas, les vieilles filles, les non choisies ou non désirées, mais aussi les veuves, conscientes qu’elles trouveraient difficilement un autre mariage, ou qui souhaitaient vivre (ou dont on attendait qu’elles vivent) dans la fidélité du conjoint décédé ; on y envoyait aussi toutes les femmes considérées comme ingérables, folles, trop fantasques ou déviantes (ce qui était bien commode pour s’en débarrasser et les mater) ; et puis celles qui semblaient avoir la vocation religieuse (qui n’étaient peut-être finalement pas la majorité du genre ; surtout si l’on imagine que cette vocation a peut-être été un peu forcée pour certaines d’entre elles, au portillon desquelles les prétendants ne se bousculaient peut-être pas). Bref, ça faisait beaucoup de femmes au couvent. Sans compter toutes les domestiques, qui se faisaient trousser par le maître de maison, et qui n’étaient pas mariées, se consacrant à une autre famille que la leur, et qui dans certains cas tombaient enceinte, écopant alors d’un enfant « bâtard » et du statut de fille-mère, hautement stigmatisé. À une époque, ces dernières portaient même de larges caleçons sous leurs vêtements pour éviter, lorsqu’elles récuraient le sol et faisaient le ménage, de subir le fameux « droit de troussage » (ou droit de cuissage). Aux esclaves noires, ces caleçons salvateurs étaient d’ailleurs souvent interdits : ces pauvres femmes servaient aussi bien de domestiques que de jouet sexuel à disposition du maître de maison.
Beaucoup de femmes étaient donc écartées naturellement du mariage.
Autant de femmes qui, dans d’autres pays, auraient pour la plupart trouvé un époux, grâce à la polygamie, dont on répète encore qu’elle est très imparfaite et douloureuse, mais sans être forcément le monstre terrible qu’on en fait en comparaison de notre monogamie, qui n’est pas parfaite non plus.
Dans les pays musulmans, les gens qui se consacrent à Dieu se marient quand même et font des enfants ; il n’y a avait donc pas de couvent pour absorber le surplus de femmes. Il paraît assez évident que la polygamie y ait donc prospéré. Avant que cette dernière ne soit détournée pour satisfaire l’appétit voire l’avidité sexuelle de quelques uns, cette dernière avait surtout pour vocation d’assurer à chaque femme l’accès à un conjoint et une descendance, surtout en période d’infériorité numérique masculine criante. Ce qui me semble l’expression du civisme plutôt que de la barbarie.
En Angleterre, pays protestant où le clergé se mariait (et où il n’y avait donc pas de couvents), et où la polygamie n’existait pourtant pas, que faisait-on ? Eh bien, on ne faisait sans doute rien : et ce qui se passait, c’est qu’une très grande partie de la population féminine vivait dans une misère noire et se prostituait probablement, faute d’avoir pu se marier, en étant sujette par ailleurs aux pires maladies, dont il était difficile de se prémunir à l’époque (même au XIXème siècle, les capotes en « intestins de boeuf » étaient un luxe). Ou devenait une vieille fille ne connaissant jamais vraiment les joies de l’amour, sauf sous sa version la plus clandestine et socialement réprouvée (car il fallait officiellement se marier pour avoir le droit de jouer à touche-pipi), voire sous sa version forcée (le viol, le fameux « troussage de domestique » dont ont été victimes mille femmes de classes pauvres, qui, lorsqu’il débouchait sur une grossesse, avait aussi pour conséquence le double stigma social de la fille-mère et de l’enfant batard). Tu parles d’une partie de plaisir ! Si la polygamie est donc loin d’être un système parfait égalitaire, la monogamie ne devrait pas en profiter pour fanfaronner et prendre sa rivale de haut… toutes les deux sont le refuge de l’imperfection et donc, souvent, de la névrose.
Un autre texte écrit et publié le 19 mai 2020 sur Facebook :
Il suffit de regarder un documentaire, un film ou une série avec des scènes de guerre épouvantables dans lesquelles les hommes périssent à la chaîne, par milliers, par millions, une lance en plein coeur, une flèche plantée dans le cerveau, les entrailles se déversant sur le sol, pour comprendre que le « privilège masculin » absolu vendu par certaines féministes n’est que poudre aux yeux. S’il est vrai que les femmes ont été grandement oppressées, empêchées, c’est précisément ce même statut qui fut un rempart bien souvent contre la violence du monde. Les deux sexes ont souffert, à des niveaux similaires et inhumains ; chacun a porté sa croix. L’un a été privilégié dans certains domaines de l’existence, l’un l’a été sur d’autres tableaux. Ce qui est absolument certain, c’est qu’aucun n’aura été épargné dans la purge impitoyable et atroce de son propre karma.

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