Cet amour-là était la valse sans adieux
Que dansent les amants pour toujours amoureux. Insolent tourbillon qui ne s’arrête pas,
Narquoise ritournelle pour les rabat-joie.
Cet amour-là était la juste récompense
Des ces mois de chagrin et ces années d’errance.
Un présent qui semblait tombé des mains de Dieu
Un manteau pour l’hiver tricoté par les cieux.
Était-ce parce que j’en avais trop usé
Que cet amour-là m’aura été confisqué ?
Je ne sais qu’une chose, Dieu qu’elle me dévore :
Toute chose qui vit est promise à la mort.
Et c’est comme une mère au tombeau d’un enfant
Que je pleure l’amour fauché en plein élan.
Que le sort est cruel, il offre des mirages !
Nous soustrait à la pluie puis nous livre à l’orage !
Comme il n’existe rien pour demeurer toujours,
Il fallait bien que s’évanouisse notre Amour.
Pas de fleur qui ne fane, de flamme sans désastre :
Notre amour était voué à rejoindre les astres.
La vie toujours reprend ce qu’elle nous a donné
Et cet amour-là m’aura hélas rappelé
Que tout ce qui est sucr’ devient un jour amer,
L’on paie deux mois d’amour par des années d’enfer.
Cet amour-là, comment pourrais-je l’oublier
Tandis que tout concorde à me le rappeler ?
Comme ce que l’on fuit nous rattrape toujours !
Et je vois de ma chambre une armée de vautours.
Cet amour, c’est un coup à croupir dans le deuil
Mi-Juin sous les figuiers, Juillet dans un cercueil.
Quel sort inattendu ! Quelle fin triste et étrange !
Dormir dans la rosée, s’éveiller dans la fange !
Comme ce que l’on aime peut nous rendre fou..
Cet amour-là m’aura laissée sur les genoux.
C’est cher payé la joie pour tant de désespoir !
Deux mois de plein soleil, et tout l’an dans le noir.
Il n’est pas certain que je puisse aimer encore.
Comment chérir ce qui est voué à la mort ?
Embrasser un mourant ? Sinistre camouflet !
Cet amour, c’est un coup à n’aimer plus jamais.
Tout le monde avait montré les crocs, sorti les chars et l’air martial qui précède naturellement l’annonce d’une guerre.
Pourtant, nos dirigeants hésitent. Comme l’enfant qui se dandine d’indécision devant la boulangère, ils ne sont plus très certains.
La France se dit toujours prête à lancer une attaque, mais le Parlement Anglais s’y refuse, l’ONU se fait désirer tandis que le Congrès ne s’est pas encore réuni. La petite famille ne s’est pas mise d’accord et le monde est suspendu aux lèvres de son patriarche Barack Obama.
Les pauvres doivent avoir chaud sous leur masque ! Y a t-il quelqu’un pour dire à ces malheureux qu’ils n’ont pas besoin de se mettre dans un tel état ? Nul besoin de jouer les confus : personne ne les croit, mais tout le monde s’en fout.
Il y a peu de temps, nous apprenions que la CIA reconnaissait son rôle dans le Coup d’Etat de 1953 contre Mohamed Mossadegh, après que le malheureux ait eu l’outrecuidance de nationaliser le pétrole iranien.
Les nombreuses guerres menées par les américains ont été déclenchées grâce à de faux prétextes. C’est par la prétendue « découverte » d’armes de destruction massive sur lesquelles personne ne mit jamais la main qu’ils ont pu envahir l’Irak. C’est grâce à l’« affaire des couveuses », ce faux témoignage qui faisait état d’atrocités commises contre des nouveaux-nés Koweïtiens, qu’ils ont pu enclencher la guerre du Golfe.. Tant d’exemples abondent et il convient de laisser au lecteur chercher par lui-même ce qu’il n’est désormais pas bien difficile de trouver.
Parfois, ce sont les puissants eux-mêmes qui descendent en notre bas-monde et nous gratifient de quelques confidences sur ce qui nous concerne.
Dans l’émission « Ça vous regarde », Roland Dumas nous apprenait que l’Angleterre envisageait déjà, deux ans avant le début des révoltes de 2011, d’attaquer la Syrie.
A l’occasion d’une entrevue donnée le 2 Mars 2007, Wesley Clark, ancien commandant général de l’US European Comand, commandant suprême des forces militaires de l’OTAN de 1997 à 2001, avait déclaré avoir été mis au courant, peu après le 11 Septembre 2001, des objectifs de l’administration américaine : prendre le contrôle de 7 pays – l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran – en 5 ans.
Et ce ne sera pas cette excellente anecdote aperçue sur Facebook qui démentira ce léger penchant qu’ont certains états pour les guerres programmées que l’on mène sous couvert d’humanisme ou d’auto-défense :
«Un peu d’Histoire : dès le XVIIIe siècle, les Anglais avaient compris qu’il ne fallait pas rechigner à quelques mensonges pour déclencher des guerres qui leur plaisaient. La fameuse « Guerre de l’oreille de Jenkins » contre les Espagnols a débuté comme cela : les Anglais voulaient à tout prix faire la guerre alors ils ont inventé une histoire selon laquelle des marins anglais avaient été capturés, torturés et mis à mort par des Espagnols dans les mers d’Amérique du Sud. Le soi-disant « seul survivant », Jenkins, vînt se produire au Parlement anglais pour raconter qu’on lui avait, de façon barbare, coupé les oreilles. Tout le pays s’enflamma alors et l’Angleterre fit une guerre terrible à l’Espagne. Or, on se rendit compte peu après que, sous sa perruque, Jenkins avait bien ses deux oreilles et que l’histoire des marins anglais était complètement fausse. Bref, tout ça pour dire que cela fait très longtemps que les anglo-saxons usent des pires mensonges pour diaboliser les adversaires qu’ils veulent. Cela devrait nous inciter à la prudence. #Syrie»
Quant à moi, chers amis, je n’ai qu’une certitude : L’Histoire est cette chose étrange qui s’écrit sans nous et, face au tumulte sans remède, il ne reste à l’homme honnête que l’orgueil de sa propre intégrité.
Je n’écris pas pour le vieux lecteur paternaliste qui aimerait que je n’ouvre ma petite bouche qu’à l’heure de la pipe. Je n’écris pas pour celui qui pense avoir tout vu, tout lu, tout appris, et qui n’apprécie pas tellement qu’une gamine de vingt ans vienne lui parler d’économie et de géopolitique.
Je n’écris pas pour la retraitée qui aimerait que la petite jeune « reste à sa place ». Laquelle ? Celle que vous m’avez gentiment désignée ? Sûr que je vais vous obéir.
Je n’écris pas pour le cynique auto-proclamé ou l’insensé qui croit se démarquer par l’invective.
Je n’écris pas pour le jeune ignorant qui ne veut pas en savoir davantage, ni pour celui qui ne veut pas comprendre.
Je n’écris pas pour le paresseux qui lit pour se dispenser de réfléchir, ni pour celui qui veut s’épargner la turbulence du débat et de la remise en question.
Je n’écris pas pour l’idiot qui encense d’autres idiots, pourvu qu’ils lui ressemblent, ni pour tous ceux qui préfèrent avoir tort avec d’autres, que raison avec moi.
Je n’écris pas pour plaire à la ménagère de moins de 50 ans, à l’aigri qui voudrait qu’on le conforte dans son aigreur, à l’obstiné qui aime mieux se complaire dans l’erreur plutôt que d’être dérangé dans son confort idéologique . Je pratique l’Outre-Partisme décomplexé. Outre-Droite, Outre-Gauche. Je prétends m’aventurer au delà des frontières politiques.
Je n’écris pas pour la considération de l’imbécile ou l’approbation du petit chef en carton pâte qui vous fait grâce lorsque vous marchez dans son sillage, trop flatté que vous suiviez son chemin, mais prépare ses cartouches lorsque vous avez l’audace d’en dévier.
Je n’écris pas pour ceux qui m' »aiment bien » et guettent ma moindre sortie de route pour m’accabler de critiques dont je ne me servirais même pas pour torcher mon précieux derrière. Cessez donc de vous faire du mal et arrogez-vous le droit de me haïr : vous avez désormais une excuse.
Je n’écris pas pour ceux qui s’offusquent de mon Casanovisme Stakhanoviste, de ma peau mise à nue et du harem masculin que j’ambitionne d’ouvrir et dont vous ambitionnez peut-être, un jour, de faire partie.
Puisqu’il faut bien expliquer à ceux qui oseront me lire pourquoi, alors, j’écris, je répondrai que je n’en sais rien. J’ai, comme tout le monde, un Dieu qui sommeille en moi et que je crois bon de faire grandir. Haïr le monde dans lequel je vis ne me donne pas le droit de m’y soustraire. Seulement de le combattre en retournant contre lui ses propres armes. J’y travaille avec autant d’amour que de colère.
Il se pourrait bien que je n’écrive pour personne d’autre que pour moi-même mais il se pourrait aussi que vous soyez en train de me lire. Je ne vous en veux pas, soyez les bienvenus.