La saison froide a commencé : n’oubliez pas de mettre de l’eau et des graines sur vos fenêtres ou dans vos jardins pour les oiseaux ! Et ce jusqu’au retour des beaux jours.
Alimentation :
– Des graines, surtout de tournesol, de l’avoine, des céréales comme l’orge, des boules de graisse, des amandes ou des noix, des fruits (pommes, poires, baies, raisin, …), des insectes séchés, des aliments riches (notamment en lipides) afin que les oiseaux puissent passer l’hiver (80% des passereaux n’y survivent pas…).
– Pas de sel, de charcuterie, de produits laitiers, de riz cru, pas de graines de lin ou de ricin, pas de noix de coco séchée : ils peuvent tuer les oiseaux ! Pas d’asticots, dangereux également.
– De l’eau, changée chaque jour (dans une coupelle lavée régulièrement). Contrairement à la nourriture, l’eau doit être donnée toute l’année, surtout en période de canicule ou de fortes chaleurs.
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– Si vous avez de l’espace ou un jardin, un abreuvoir assez grand pour qu’ils puissent aussi faire leur toilette (essentiel pour des raisons d’hygiène, mais aussi pour qu’ils puissent voler correctement !). En hiver, on essaie de mettre l’eau au soleil pour qu’elle ne gèle pas. En été, à l’inverse, on met l’eau dans un coin d’ombre lorsque c’est possible.
– Ceux qui le peuvent (qui ont un jardin, peuvent installer plusieurs mangeoires, etc), prévoyez une mangeoire destinée aux petits oiseaux (avec une petite ouverture généralement) afin que les grands oiseaux ne monopolisent pas toute la nourriture et que les petits oiseaux puissent aussi se nourrir.
– Il faut nourrir les oiseaux avec continuité, chaque jour (tôt le matin et le soir de préférence) : une fois qu’ils comptent sur vous, ils sont constants… ne les abandonnez pas !
– Il faudra cesser de nourrir les oiseaux au retour du printemps : progressivement, afin qu’ils comprennent et s’adaptent ; cet arrêt du nourrissage est nécessaire pour qu’ils ne deviennent pas dépendants, que la chaîne alimentaire et l’écosystème ne soient pas perturbés. Surtout, les oiseaux entrent alors en période de reproduction. Les oisillons en pleine croissance doivent recevoir beaucoup de protéines (insectes chassés par leurs parents ; se reposer sur les graines de tournesol serait insuffisant pour eux) et les jeunes oiseaux devront apprendre à se nourrir par eux-mêmes. Il y a de beaucoup d’autres raisons très importantes…
– Mettez abreuvoirs et mangeoires hors de portée des prédateurs (chats, etc), autant que possible.
– On considère que les oiseaux doivent être nourris dès l’arrivée du gel (en général, vers fin octobre, début novembre) jusqu’aux beaux jours (fin mars semble faire consensus). Il faut bien sûr s’adapter aux températures du moment.
Bien qu’il existe encore des divergences de points de vue (quelques rares spécialistes estiment qu’il ne faut jamais nourrir les oiseaux, même en hiver ; ce n’est toutefois pas l’avis de la majorité d’entre eux) cette méthode est celle qui fait le plus consensus.
De nombreux sites comme celui de la LPO vous donneront de plus amples renseignements.
Les vrais esprits pacifiques ne sont pas ceux qui, face à une menace avérée, vont jusqu’à se vautrer pour espérer qu’on leur laisse la paix*, mais ceux qui sont prêts à affronter le conflit pour la défendre.
Les lâches, les hypocrites, les clientélistes plus préoccupés par leur ascension sociale que par la vérité, qui se sont planqués durant des années derrière un pseudo-pacifisme de façade pour ne pas voir en face la réalité des enjeux, ne sont pas des pacifistes mais des couilles-molles avec du sang sur les mains.
Ce sont justement eux qui nous mènent à la violence, pas ceux qui ont osé établir depuis des années les constats les plus justes et les plus évidents, quitte à être ridiculisés, lynchés, bannis, montrés du doigt. Au contraire, bien des experts et diseurs de vérité auraient pu être les vrais garants de la paix si la société avait daigné sortir de son rêve narcissique pour écouter leur parole.
Que ces couilles-molles – à la faveur des tristes évènements survenus ces dernières années – rejoignent progressivement et un peu tard le train en marche du réalisme face aux enjeux du terrorisme islamiste, par opportunisme ou par obligation, après avoir craché sur tous ceux qui étaient dedans… après tout, mieux vaut tard que jamais. Mais qu’ils cherchent encore aujourd’hui à accuser, évincer, cracher sur ceux qui ont osé dire la vérité en les désignant comme la cause de ce qui est arrivé ou en les présentant comme le réel danger, et ce pour tenter de se donner le beau rôle et réparer leur image en miettes, voilà qui est très fort.
Ces gens, s’ils ont encore un honneur, devraient plutôt faire leur mea-culpa et tirer – maintenant que l’état du monde les a violemment obligés à recouvrer la raison – toutes les leçons qui s’imposent, au lieu d’essayer d' »en être », par tous les moyens, tout le temps, au lieu d’essayer d’effacer les visages de tous ceux qui ont eu plus de courage qu’eux, pour faire oublier qu’ils ont laissé faire.
Ils feraient mieux de se racheter une conduite et mettre tous leurs efforts au service de la justice, de la vérité, de la liberté, au lieu de les employer à préserver leur statue croulante et leur égo blessé de ne pas avoir été dans le bon camp.
On n’oubliera pas que le pauvre Samuel Paty a été décapité grâce à nos plus respectables couilles-molles. Les mêmes qui le pleurent sans doute aujourd’hui l’ont non seulement laissé se faire lyncher par des parents d’élèves, mais ils ont même participé à son lynchage : d’après les informations du Point, Samuel Paty a été désavoué par sa hiérarchie, ses collègues, et il allait être sanctionné par le rectorat, pour avoir montré les fameuses caricatures qui lui ont valu de se faire trancher comme un morceau de bifteck sur du bitume froid. Si cela est avéré, ce n’est ni plus ni moins que de la complicité.
Si c’est bien un islamiste fou qui a commis le geste final et tranché la tête de cet homme, c’est un ensemble d’énergumènes capables de toutes les compromissions qui ont en dernière instance rendu ce geste possible.
Je ne sais pas si ces gens pourtant « respectables » qui ont laissé faire, laissé intimider, laisser tuer, sont sincèrement persuadés du bien fondé de leurs réactions et de leur volonté de ne « pas faire de vagues », quand ces vagues étaient déjà là depuis longtemps. Si tous les agents (direction, administration, syndicats, collègues) face auxquels Samuel Paty a trouvé porte close lorsqu’il a cherché du soutien après avoir reçu de graves menaces savaient ce qu’ils faisaient et à quoi cela pouvait mener. Mais je crois personnellement qu’ils ne pouvaient pas ne pas savoir : ils ne sont pas stupides, ils sont éduqués, cultivés, intelligents. Tout adulte sait qu’on ne négocie pas avec un ennemi prêt à tout, on ne négocie pas avec l’intégrisme religieux, sinon c’est la fin. Mon avis c’est que sans doute ces gens voulaient juste gagner un peu de temps, sur le mode « après moi le déluge », en espérant que l’écroulement aurait lieu après eux ; c’est vieux comme le monde. Sans doute voulaient-ils grappiller un peu de paix sociale, recaler l’inévitable conflit ouvert où il s’agirait de rester droit dans ses bottes face à des gens prêts à tout pour obtenir gain de cause, traverser quelques tempêtes, quelques menaces. Quitte à désavouer Samuel Paty, pour se faire bien voir de ceux dont ils redoutent les attaques.
Mon avis est que ces gens, n’ayant pas le courage de défendre la liberté, préfèrent se cacher derrière des valeurs montées de toute pièces, pour ne pas avoir à se regarder en pensant : « je suis un lâche ». Ils préfèrent se faire croire que c’est ce qu’ils pensent, qu’il y a des choses qui ne se disent pas, des limites à ne pas dépasser (une simple caricature, un dessin d’enfant constituant cette inacceptable limite), pour ne pas s’admettre qu’ils sont en train d’accepter le pire parce qu’ils tremblent et non parce qu’ils approuvent réellement ce à quoi ils ont laissé le champ libre.
Plutôt que de s’admettre leur peur, ils ont préféré la déguiser en vertu. Et laisser ceux qui ne mangent pas de ce pain-là leur servir de gilet pare-balles.
En réalité, dans cette histoire comme dans toutes les histoires de ce type, ce qu’il faut observer pour comprendre les mouvements collectifs et la société (sa lâcheté, son aveuglément, sa peur), ce sont avant tout des hommes et des femmes, avec leurs égos, leurs psychologies, leurs manquements, leurs places à sauver, leurs mythes à écrire, leurs couronnes à préserver. Si on ne comprend pas ça, dans le fond, que le collectif se forge à partir d’une somme d’individus faillibles chacun dévorés par quelque chose et parfois par le pire, alors on ne comprend rien.
Il ne faut pas désespérer du monde. Il ne faut pas non plus le sacraliser et refuser de le tenir pour ce qu’il est au présent.
Il est parfois, même dans ses actes les plus anodins et les plus souriants, même sans le vouloir, capable d’aider à édifier le pire.
L’islamiste fou dont nous aurons demain oublié le nom n’a pas égorgé Samuel Paty tout seul, en vérité. Cet assassinat sauvage est une oeuvre collective, le fruit des compromissions et des passions de chacun ; du recteur qui craint pour sa place au collègue professeur qui veut briller devant la machine à café.
Et c’est ainsi que cet homme a été tué.
Il est mort pour une sordide histoire de couilles molles.
Et le karma collectif de la société toute entière continuera de s’exprimer ainsi, tant que le monde dans lequel nous vivons ne sera pas fait d’hommes libres capables d’aller chercher leur liberté.
Car l’homme incapable de se battre pour sa liberté démontre qu’il n’est pas digne d’elle.
Même si cette liberté nous était donnée demain sur un plateau d’argent, qu’en ferions-nous à part la dilapider et la détruire ?
Le monde est de nature vibratoire et l’on attire ce qui nous ressemble : tout ce qui est plus grand que l’Homme qui le détient ne survit pas longtemps entre ses mains. Ce n’est qu’en se hissant à la hauteur de sa liberté, en se montrant son égal, comme Samuel Paty a osé le faire un instant, qu’il peut en conquérir les prérogatives.
Cette mort servira, je l’espère, à interroger les individus sur ce qu’ils sont prêts à accepter, sucer, avaler, pour « ne pas faire de vagues ». Les intentions ne valent pas grand chose, surtout quand on sait à quoi nos actes mèneront. Le mal est fait.
Une société saine et heureuse, ce n’est pas une société où on a réussi à élire un bon dirigeant qui aura par sa seule volonté transcendé les médiocrités individuelles de chacun. Une société saine et heureuse, c’est une société faite d’individus capables de se tenir debout comme les Dieux qu’ils sont. La grandeur, la civilisation et la liberté commencent là. Dans le courage.
*non seulement cela ne marche pas, mais cela produit même l’effet inverse : votre adversaire comprend que vous n’êtes qu’une carpette sur laquelle il pourra s’essuyer les pieds à loisir
Le professeur Samuel Paty, froidement décapité pour avoir montré des caricatures, des dessins d’enfant du prophète Mahomet
Je ne peux pas ne pas rêver A des rêves d’ailleurs Mon corps est là, prisonnier Mon coeur est voyageur
Happé tout entier par un horizon prometteur Meilleur
Je vis pour aujourd’hui, je brûle pour demain Pour tout ce qui est en fleurs
Une débauche de couleurs Attend d’être admirée Par des yeux peu ingrats
Tant de paysages Attendent d’être fécondés Par chacun de nos pas
Je peux aimer l’instant Mais je ne peux pas le figer Je ne peux pas rêver à des rêves passés
Le vent n’est pas fossile, la mer n’est pas de marbre, fixée dans son azur Aujourd’hui comme hier, je continue de marcher jusqu’à la rupture
Je continuerai demain de vivre ma vie comme une grande aventure
Les oiseaux sont beaux parce qu’ils volent librement Ils sont si tristes en cage Alors dites-moi qui a Décidé que l’homme Devait prendre racine dans un seul paysage ?
L’oiseau a des ailes, moi j’ai des jambes longues, des idées court vêtues Je reprendrai la route demain première heure En direction d’un nouveau Paradis perdu
J’irai poser mon pied sur la branche qui craque Dans le silence des bois J’irai gagner mon droit d’être libre et vivante Dans ces paysages fous Où la nature fait loi
Loin de vos fleuves sales, des poissons à deux sexes, des humains détraqués Que la vue chaque soir d’un ciel sans étoiles Ne fait pas frissonner.
A provocative claim: in any country, immigrants are statistically more likely to generate exceptionally creative works. There’s a long list of immigrant geniuses: Victor Hugo, W. H. Auden, Vladimir Nabokov, Nikolas Tesla, Marie Curie, Sigmund Freud, Albert Einstein. But single cases don’t make a scientific argument. Do we have any statistical data on this?
An awful lot of brilliant minds blossomed in alien soil. That is especially true of the U.S., where foreign-born residents account for only 13% of the population but hold nearly a third of all patents and a quarter of all Nobel Prizes awarded to Americans.
Those are some pretty convincing numbers, somewhere between a 12 and 20 percent increase in creativity among immigrants.
Creativity research has the explanation: Psychologists have shown that bigger creative insights result from distant associations–when your mind has many different types…
Elle s’appelait, paraît-il, Zuraja*, ma mère n’est pas très sûre. On ne sait pas grand chose d’elle, si ce n’est qu’elle était très grande et très belle, et qu’elle portait une longue natte noire sur le côté.
Elle était mariée et avait une petite fille qui devait avoir, selon la cohérence du récit, 7 ou 8 ans, pas moins de 6, pas plus de 10. Zuraja était probablement très jeune, comme souvent les femmes qui n’avaient encore qu’un seul enfant à cette époque. Ma mère pense qu’elle avait à peu près mon âge, la mi-vingtaine, ce qui me semble en effet assez jeune pour le morceau de bravoure et de sang-froid dont elle fut capable. Son mariage était heureux. Son époux travaillait la terre, comme souvent les gens de cette époque. Il avait fait fortune dans la production d’huile d’olive. Cet homme avait un frère, et ce frère était jaloux. Ils étaient tous deux partis avec les mêmes chances, mais l’aîné, armé de son génie et de son sens du commerce, avait su faire fructifier l’héritage familial. Le cadet n’était pas malheureux, il vivait dans l’aisance, mais il avait moins, et surtout, il était second. On prélevait à l’époque un impôt auquel il valait mieux ne pas se soustraire. Les moeurs de l’époque étaient autres et les sanctions en cas de manquement sans appel : on venait vous chercher chez vous, et votre famille n’avait plus jamais de vos nouvelles. On vous jetait dans un cachot ou l’on vous exécutait. Plus probablement les deux, le premier épisode étant prélude au second.
Un beau jour, durant les récoltes, paraît-il, on est venus chercher le mari de Zuraja pendant qu’il s’occupait de ses champs d’oliviers, un peu plus loin de la maison.
Il devait être midi, le soleil à son zénith, car c’est l’heure à laquelle sa fille est venue lui apporter son repas. De loin, en s’approchant, elle a aperçu la scène. Les hommes qui embarquaient son père adoré, leurs chevaux, leurs fusils. Vite, elle s’est cachée derrière un arbre. Là, impuissante, elle a assisté au spectacle, dans son habit d’innocence. L’orage passé, les hommes partis, elle a couru jusque chez elle raconter l’histoire à sa mère.
Zuraja a encaissé la nouvelle mais ne s’est pas effondrée.
Quelques jours ont passé. L’espoir de revoir un jour son amour, son mari, le père de sa fille, s’amenuisait cruellement à chaque instant. Bien sûr, elle savait qu’elle ne le reverrait jamais vivant. Pas dans cette vie-là. Bien sûr, elle savait aussi d’où ça venait, quelle était la taupe cachée derrière sa perte. Etait-ce une dénonciation mensongère, calomnieuse, comme il y en avait si souvent à cette époque, qu’on ne s’embêtait même pas à vérifier, préférant sortir la mitraille de manière automatique et industrielle, ou de la délation fondée sur un véritable défaut de déclaration ? Car le mari possédait bien de grands réservoirs, de grands silos remplis, on ne sait plus de quelles ressources, mais il s’agissait d’un bien assez conséquent pour l’époque. Les avait-il soustraits à l’impôt ? Peu importe. L’information n’a pas traversé le temps. Toujours est-il qu’il fut, à tort ou à raison, dénoncé par quelqu’un. Et Zuraja savait d’où venait la dénonciation qui lui avait arraché son mari. Alors, elle ne s’est pas effondrée et a préparé son coup.
Elle a mis sa petite en lieu sûr, là où nulle représaille ne pourrait l’atteindre, et cousu pour elle-même une ceinture dans laquelle elle a dissimulé une rangée bien serrée de Napoléons. Bien serrée, pour que les pièces ne retentissent pas en se cognant les unes contre les autres. Ma mère ne sait s’il s’agissait vraiment de Napoléons ou d’un abus de langage pour désigner des pièces d’or, mais l’aïeule qui leur a transmis cette histoire a utilisé le terme de ‘Napoleoni’. Elle a mis cette ceinture autour de sa taille, autour de sa robe, s’est occupée de deux trois formalités puis a fait appeler son beau-frère qui habitait non loin d’ici. Elle l’attendait sur le pas de la porte lorsqu’il est arrivé, sur son cheval. Il s’est arrêté face à elle. Ils se sont entretenus quelques instants au sujet de son mari. Elle a écouté son char de frère éploré. Bien sûr, il était triste et choqué par ce qui était arrivé à son frère. Bien sûr, il ne comprenait pas du tout ce qui s’était passé et la raison de cet enlèvement très officiel. Bien sûr, il promettait de tout faire pour retrouver le disparu… Bien sûr, elle ne croyait pas un mot de ce qu’il disait. Elle avait entendu assez de conneries, à présent. Alors, simplement, elle a fait ce qu’elle avait prévu depuis le départ : elle s’est saisie de la hache posée près d’elle, contre le mur de la maison, et a fracassé d’un coup d’un seul le crâne de son beau-frère, qui est tombé raide mort de son cheval. Là, sans même rentrer chez elle, Zuraja a enjambé le cadavre de ce rat (respect pour les rats) puis elle est partie. Elle a parcouru des kilomètres entiers sans s’arrêter, tracé tout droit sans véritablement savoir où elle allait, passé des jours sans vraiment boire ni manger, dormant dans les forêts, se lavant dans les ruisseaux qu’elle avait la chance de croiser sur sa route, en bonne fugitive qu’elle était désormais. La plus grande discrétion était de mise : une femme seule et perdue, fuyant on ne sait quoi, allant on ne sait-où, il n’en faudrait pas davantage pour attirer l’attention et éveiller les soupçons. Après quelques jours, elle a tout de même fini par s’arrêter chez un paysan qui lui a offert de quoi boire, de quoi manger. Elle a sorti une pièce de sa ceinture pour le payer puis elle est repartie.Après plusieurs jours de marche encore, elle a fini par arriver dans une petite ville côtière à l’architecture médiévale, un charmant petit village de pêcheurs nommé Ulcinj (Oultsigne). Trouvant la ville accueillante et bénéficiant de la bienveillance d’un couple qui la prit sous son aile, elle est restée, a fait son nid dans ce nouvel arbre puis fait venir sa fille, une fois la situation stabilisée. Elle fut la première de ma lignée à élire domicile dans cette ville qui est devenue, en quelque sorte, le foyer géographique de ma famille maternelle. Jusqu’à aujourd’hui.
Je descends de cette femme, de cette amazone insoumise en robe de lavandière adriatique, de cette belle fugitive, de cette brune volcanique qui n’a pas accepté l’outrage, a défendu ce qu’elle avait de plus cher, payé le prix de l’exil, fui avec panache et trouvé avec succès une autre terre d’accueil pour sa progéniture. Zuraja était son prénom. Et en sa mémoire, en son nom, je sais qui je suis et ce que je ne dois jamais cesser d’être.
*Zuraja, se prononce « Zouraya ».
Vidéo : Loli Phabay/Andro Verdan (« la pomme rouge »/ »dans ma caravane »), une superbe chanson tzigane utilisée dans le film « Cigani lete u nebo » (Tzgani lété ou nebo, « Les Tziganes vont au paradis »), d’Emil Loteanu, adaptation d’une nouvelle de Maxim Gorki. Cette chanson est ma madeleine, ma berceuse, me rappelant à mes origines, à mon coeur nomade et sauvage, à ce que je suis intimement, profondément. Et la beauté de Rada, jouée par Svetlana Toma… ténébreuse, insoumise, à l’audace cavalière et à l’envoûtant magnétisme de sorcière, me rappelle le visage de toutes mes ancêtres femmes. Et le charisme romanichel de Zobar… Je crois qu’il n’y a pas une personne, proche ou moins proche, à laquelle je n’ai pas fait découvrir cette chanson.
Incarnation charnelle de ce que l’Orient a fait de meilleur, entre fertilité, intelligence et poésie, le Liban est pourtant largement éprouvé ces dernières années, connaissant actuellement sa pire crise économique, avec une monnaie dévaluée et une dette de 170% du PIB.
Les graves explosions de Beyrouth constituent une déflagration à tous les niveaux pour ce peuple traversant déjà une période douloureuse. Plus de 300 000 personnes sont désormais à la rue. Le bilan des morts, lui, ne fait que s’alourdir d’heure en heure…
Cette explosion, évitable, est le symbole de la gabegie des autorités libanaises ces dernières années. Peut-être sera-t-elle le point de départ d’une prise de conscience et d’une renaissance bien méritée.
Le Liban n’est pas seulement un pays qui pleure et qui saigne. C’est un joyau de nature et de civilisation. La balkanique que je suis chérit ces paysages et cette culture avec laquelle nous partageons tant et qui nous a indirectement légué un bien précieux patrimoine. Ces endroits qui grouillent de terres brûlées et de forêts sombres, de rivières profondes dans lesquelles sautent les gamins intrépides du village, depuis les hautes falaises rocheuses ; cette nature sucrée faite d’oliviers, de figuiers, de vignes, et bien sûr de grands cèdres sous lesquels on s’abrite du soleil brûlant ; cette musique à rendre ivres les serpents. C’est avant tout cela, le Liban.
J’ai obsessionnellement écouté cette chanson pendant quelques semaines, avant que le drame ne survienne. Je me souviens y avoir vu le symbole de ce que l’Orient et les Balkans partagent, si bien que je pensais au départ à une chanson « de chez moi » ! J’ai ensuite dormi quelques soirs dans les songes d’un Beyrouth fantasmé, aux rues poussiéreuses et modernes, quelque part entre l’authenticité d’un village et la modernité d’une capitale, avec son incomparable douceur de vivre, ses artistes, ses jeunes qui veulent changer le monde, ses vieux qui prennent le café, ses belles brunes qui charrient dans leur démarche leurs chevelures épaisses et leur parfum d’envoûtement. Si une chanson représente Beyrouth pour moi, c’est celle-là :
Je vous partage un bel article sur l’âme russe et son mysticisme…
« Affectifs, passionnés, émotifs, les Russes vivent avec beaucoup d’intensité les relations humaines ; ils peuvent se dévouer à une cause et vivre une passion mystique. Ils aiment parler sans fin, discuter sans aboutir nécessairement à des conclusions, et se complaisent à poser les problèmes dans l’absolu.
Loin des contingences matérielles mais capables aussi d’accumuler des chiffres et des notes techniques, ils ne comptent pas leur temps et peuvent faire preuve d’une patience orientale. »
« Le Dr. Valerie Hunt (1916-2014), professeur de Kinésiologie, était une des pionnières à faire des recherches scientifiques pour tenter de prouver l’existence des chakras. A l’Université de Californie, Valerie Hunt avait mesuré la transmission électromagnétique du corps humains de différentes manières. Grâce notamment à un électromyographe (qui mesure l’activité électrique des muscles), elle avait détecté un rayonnement qui émanait aux emplacements traditionnellement associés aux chakras. Elle avait également découvert que certains niveaux de conscience sont liés à des fréquences particulières. Elle avait ainsi mesuré le champ énergétique ou champ éthérique « normal » a une fréquence d’environ 250Hz ce qui correspond à la fréquence du cœur. Néanmoins, la fréquence affichée par des individus possédant des facultés psychiques particulières pouvait varier entre 400 et 800Hz. Celle de médiums ou spécialistes de la transe pouvait varier entre 800 et 900Hz et celle de certains mystiques pouvait même aller au-delà. D’après Valerie Hunt, l’activité des chakras favorisaient l’éveil spirituel et augmentaient la fréquence du corps subtil. Un test complémentaire réalisé par Valerie Hunt avec des analyseurs de Fourier et sonographique avait permis d’enregistrer la couleur et le son de ces chakras. D’un chakra à l’autre, les couleurs changeaient et étaient apparemment les mêmes que celle de la littérature (c.à.d. rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet et blanc). (…) Une autre étude réalisée par le Dr Shafica Karagulla (1914-1986), « The chakras and energy fields », tendait à prouver que les maladies altéraient le comportement des chakras en termes de couleur, de luminosité, de rythme, de vitesse, de taille, de forme et de texture. Plus particulièrement, ses recherches ont permis d’établir une corrélation étroite entre les chakras et les glandes endocrines. Une perturbation décelée sur une glande se répercutait donc sur le chakra correspondant. »
Lorsque j’avais 18 ans, je voulais donner ma vie à Dieu, me raser la tête et aller au Tibet. De manière spirituelle et non religieuse*.
Dans le fond, je serai toujours cette fille, il est trop tard pour revenir en arrière. Dieu passera toujours avant les hommes.
Et la raison pour laquelle toutes mes histoires d’amour, aussi passionnelles et transformatrices soient-elles, sont vouées à se terminer, c’est parce que je ne sais que trop bien que l’absolu que je me cherche peut se frôler un instant dans le regard d’un homme, mais ne peut jamais s’y trouver tout entier. Aucun humain ne peut être notre horizon, fut-ce notre propre enfant. Personne ne nous appartient, personne ne nous est lié. Chaque âme est à la fois seule face à elle-même, et partie prenante d’un grand Tout. C’est ce paradoxe que l’âme doit maîtriser, et réconcilier. Apprendre la solitude, tout en comprenant que l’on n’est jamais seuls.
* C’est toujours le cas. J’ai toujours été spirituelle, mais jamais religieuse. Les savoirs de diverses religions me semblent précieux mais à prendre avec un recul critique.
Abysses, Fosses des Mariannes (je serais ravie de retrouver le nom de l’auteur de cette photographie afin de le mentionner)
N’oubliez pas que vous êtes tous beaux et que Dieu vous a faits pour aimer et rayonner de votre propre lumière ; pour le rejoindre dans l’Eternité.
Tant qu’il manquera un seul d’entre vous, l’Univers ne sera pas complet. Tant qu’il manquera un seul d’entre vous, l’Univers pleurera votre absence et la ronde ne sera pas entière.
A chaque instant, les Maîtres et les Anges vous couvent et travaillent à la régénération de la terre. Ils posent des fleurs sur votre chemin, des étoiles dans votre ciel.
Ce sont eux qui placent à chaque instant sur votre route les oasis, les signes et les espoirs, les épreuves et les obstacles dont vous avez besoin pour évoluer et devenir vous.
A chaque fois qu’ils vous voient tomber, ils ont mal.
A chaque fois qu’ils vous voient réussir, ils exultent.
A chaque fois qu’ils vous voient refaire les mêmes erreurs, ils râlent avec bonté et se remettent au travail.
A chaque fois qu’ils vous voient aimer, un grand feu de joie s’allume en eux.
Ils attendent votre retour. Votre place est en l’Amour.
A chaque instant, l’Univers tend sa main pour que vous la preniez. La vie est une grande fête, et la fête ne peut pas commencer sans vous.
Sachez-le à chaque instant. Vous êtes aimés, infiniment aimés.
Vous êtes aimés et vous pouvez être heureux ; il vous suffit d’être vous.
Le vrai vous.
Le Dieu en vous.
(Ce que j’entends par Dieu… Dieu, ce n’est pas un être extérieur. Il n’appartient à aucune religion, bien que les religions aient tenté d’apprendre à le connaître et se rapprocher de lui, saisi d’essentielles vérités. Dieu, c’est Nous. Dieu, c’est l’Univers. Dieu, c’est l’ensemble du vivant. Dieu, c’est la somme de toutes les âmes du cosmos une fois ramenées à leur perfection originelle.)