J’ai 20 ans et je n’irai pas voter !

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Pier Paolo Pasolini

 

En pleines élections municipales, ce n’est ni la percée du Front National, ni le maintien de la droite traditionnelle qui aura le plus frappé l’observateur aguerri, mais bien le taux d’abstention qui atteint des records dans notre Ve République. Nous sommes en effet 38,5% à ne pas être allés effectuer notre « devoir de citoyen » au premier tour et ce chiffre atteint 61% chez les jeunes de 18 à 24 ans. Combien serons-nous au second tour ? Beaucoup, assurément. Loin de toute paresse du dimanche que les discours moralisateurs ne parviendraient pas à raisonner, nous sommes de plus en plus nombreux à le revendiquer : nous n’irons pas voter.

Pourquoi ? Eh bien, pourquoi pas. Il ne m’intéresse pas de choisir entre la peste et le choléra, et s’il faut que l’on m’inocule une maladie, alors j’aime mieux ne pas être celle qui appuiera sur la seringue. Voter, d’accord. Mais pour qui ?

Je n’aime pas cette gauche déconnectée du ciel qui méprise la nature et ses lois, détruit le sublime pour ne pas offenser le laid, confond le juste et le vrai, le laxisme et l’indulgence, et qui a plus à cœur de soigner l’élégance de sa posture de bonté prétendue que la pertinence de son discours. Cette gauche tolérante et souriante, n’est-ce pas, qui distribue généreusement de la tarte aux enfants mais se renfrogne avec sécheresse devant son propre rejeton, et qui exclut de sa tendre ronde des millions de français désespérés qu’elle méprise comme une glaire coincée dans sa gorge délicate. Cette gauche qui déteste la violence mais refuse de s’y attaquer, et supporte bien aisément de la voir augmenter et accabler son peuple chaque jour que la vie fait. Cette gauche incohérente qui veut bien pour ses enfants ce qu’elle refuse pour ses fruits, s’oppose aux OGM tout en prônant la GPA, exalte la nature mais nie les liens du sang. Cette gauche puérile comme une gamine jamais touchée qui n’hésite pas à sacrifier le peuple sur l’autel de sa démagogie, en luttant contre la prostitution ou en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires qui permettait à tant de gens de joindre les deux bouts, par hostilité mécanique envers un Sarkozy qui n’est pourtant que son reflet. Cette gauche stratège dont les combats idéologiques sont toujours sous-tendus par des intérêts électoraux ou particuliers. J’ai en horreur cette gauche qui a délaissé les grandes préoccupations pour le bavardage de mégères et les sujets sociétaux, et qui voudrait maintenant se raccrocher aux branches en accordant le droit de vote aux étrangers, qui sont de moins en moins dupes sur ses véritables intentions. Et qu’importe ce que diront les donneurs de leçons. Je ne suis pas facho, mais fâchée.

Que l’on ne se méprenne pas.. Je n’aime pas non plus cette droite qui ne défend la liberté d’expression que pour rompre son propre ostracisme médiatique mais qui ne s’est jamais révélée bien tolérante avec ses opposants ; cette droite ordurière dont la parole est crachat et qui confond le droit à la critique et l’insulte gorgée de haine, qu’il s’agisse d’homosexuels ou d’immigrés. Cette droite qui troque le ciel contre des fables religieuses, qui se pique d’un conservatisme rigide qu’elle ne parvient pas à faire appliquer dans ses propres rangs, et qui nous offre ensuite le spectacle grotesque d’une bigoterie sans cesse prise en faute. Cette droite qui aime la nature mais crache sur ceux qui veulent lui obéir et la préserver, ignorant que cette dernière ne commande pas la fidélité, et encore moins le mariage, mais bien la liberté ; omettant que cette même nature ne plébiscite pas le patriarcat destructeur qu’elle s’obstine à prôner, mais les structures matrilinéaires qui lui font horreur. J’ai en horreur cette droite mafieuse et obèse qui collectionne les problèmes avec la justice, même quand elle n’est pas au pouvoir, compte ses billets, aligne ses rentiers, et oppose la moquerie convulsive à toute tentative de rendre le monde meilleur. Bien pensante ? Je vous emmerde.

Nous savons de toute façon que l’opposition entre gauche et droite n’est désormais que virtuelle. C’est sur d’autres terrains que se jouent les parties les plus décisives. Entre la gauche d’apparatchiks et la droite de petits fonctionnaires, je ne veux pas choisir.
Quelle pertinence y a t-il à passer d’un parti à un autre, comme un bateau qui tangue en mer, un coup à droite un coup à gauche, et qui ne connaît finalement ni l’union ni la stabilité ? Les formations politiques changent, les élus se succèdent, et pourtant, les volontés du peuple sont, à peu de choses près, toujours les mêmes. Il suffirait alors de laisser ce dernier choisir directement les mesures qu’il voudrait voir appliquées au lieu de lui tenir la main comme un enfant déjà mature que l’on pense encore incapable de traverser la rue tout seul. Un programme, par le peuple et pour le peuple, c’est aussi simple que cela.

Plutôt que ce système constipé où rien n’avance et où le parti politique est une organisation figée, plutôt qu’un état morcelé par sa mauvaise organisation quand nombre d’idées unissent ses citoyens, je voudrais un pays véritablement soudé où le peuple déciderait lui-même de ce qui le concerne. Je voudrais l’ouvrier et la boulangère, l’instituteur et le cadre, le pompier et l’avocate, l’entrepreneur et l’infirmière sur les bancs de l’Assemblée Nationale.

Là, enfin, nous verrions quelles sont les véritables préoccupations du peuple et nous n’aurions pas affaire à un matraquage de sujets brûlants sortis pour des raisons électoralistes. Car ces gens jouent là leur quotidien aussi bien que leur destinée. Ils ne sont pas ici pour plaisanter ou jouer au Ruzzle.

Là, enfin, nous aurions des gens qui savent comment fonctionne une entreprise ou combien coûte un ticket de métro. Nous n’aurions pas une armée d’énarques dont la politique est la profession et qui, forcément, s’accrochent à leur fauteuil comme on s’accroche au gagne-pain qui permet de payer son loyer. La politique ne doit pas être un métier, mais une fonction et les convictions ne doivent pas être perverties par des questions de survie pécuniaires.


J’ai la certitude que les jours de ce système fatigué comme une vieille bagnole sont largement comptés. Je compte bien œuvrer pour sa destruction : j’ai 20 ans et je n’irai pas voter.

 

 

 

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Coucou la théorie du genre : le lait maternel, encore un réactionnaire !

Claudia-

« Le lait maternel s’adapte au sexe du bébé ». C’est le titre d’un article des Echos publié ce samedi 15 février 2014 et qui relaie les résultats d’une étude britannique selon laquelle la constitution du lait diffère en fonction du sexe de l’enfant. Ces variations concernent aussi bien la quantité que le contenu : un petit garçon recevra du lait plus riche en protéines et en graisse, et donc en valeur énergétique, tandis qu’une petite fille en obtiendra de plus grandes quantités.

Menée sur les singes, les humains, et plusieurs mammifères, cette étude corrobore les résultats d’une autre recherche de Katie J. Hinde, publiée la semaine dernière, et qui démontre que les vaches produisent de plus grandes quantités de lait lorsqu’elles portent une progéniture femelle.

En Septembre 2012, une étude publiée dans l’American Journal of Physical Anthropology et menée sur 72 mères du Kenya rural constatait que la teneur en graisse du lait maternel variait en fonction du sexe de l’enfant (2,8% de gras pour les garçons, contre 0,6% seulement pour les filles). En outre, le lait destiné aux petites filles était légèrement plus crémeux que celui des petits garçons (2,6% pour les premières, 2,3% pour les seconds).

Il y a quelques semaines déjà, je vous racontais, sur Boulevard Voltaire, comment les enfants refusent naturellement la théorie du genre, malgré tous les efforts mis en oeuvre par leurs parents pour « lutter contre les stéréotypes ».

Il semblerait que les réalités biologiques soient décidées à se soustraire aux doctrines modernes, dont elles s’obstinent à rejeter les codes un à uns.

Il n’y a vraiment rien à faire.. la nature est réactionnaire.

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Affaire Dieudonné : Manuel Valls veut-il la peau de la liberté d’expression ?

Desproges, le Magnifique.

Desproges, le Magnifique.

Depuis son éruption de colère à l’Université d’été du Parti Socialiste, on se doutait bien que Manuel Valls ne portait pas Dieudonné dans son cœur. Et que même, il ne serait pas hostile au fait de le faire taire par quelques bonnes vieilles méthodes. Alors, la surprise ne fut pas bien grande lorsque le Ministre de l’Intérieur a publié ce vendredi 27 décembre 2013 un communiqué de presse dans lequel il se disait décidé à « étudier toutes les voies juridiques » en vue d’interdire les « réunions publiques » de l’humoriste, qu’il juge susceptibles de provoquer des « troubles à l’ordre public ».

Passons le ridicule achevé du terme de « réunions publiques » utilisé pour désigner des spectacles, et sur lequel je n’ai même pas le cœur à faire une boutade. Qu’il s’agisse des dizaines de Veilleurs que la police embarque sans raison, des intellectuels que l’on terrorise ou que l’on insulte sur un plateau de télévision (lorsqu’ils ne sont pas tout simplement bannis), ou d’un Dieudonné à qui l’on prétend interdire de faire son métier, le constat est le même : la liberté d’expression se meurt.

Je ne connais rien à Dieudonné et je serais bien incapable de vous dire de quoi il est question dans ses spectacles (même si j’ai oui dire que le bougre s’en prenait à toutes les communautés, y compris la sienne). Mais il y a une chose que je sais très bien comme vous tous : dans ce pays, nous avons une loi et chacun est libre de faire appel à cette dernière s’il considère qu’il a été insulté, diffamé, ou affligé d’une quelconque manière. Celle-ci est bien suffisante et n’a pas besoin d’être « complétée » par un Ministre qui voudrait lui infliger des changements au gré de ses fantaisies personnelles. C’est avoir peu d’estime pour la République que l’on prétend défendre et c’est surtout outrepasser le cadre légal, car de quel droit peut-on interdire à un homme de s’exprimer sur la base de propos répréhensibles qu’il pourrait tenir dans le futur, si tant est qu’il les tient ?

Que Monsieur Valls soit particulièrement préoccupé par les « troubles à l’ordre public », c’est vraiment très gentil de sa part. Mais que pense t-il des militants LGBT qui insultent, menacent, intimident et donnent des coups à des Veilleurs (http://www.youtube.com/watch?v=ZaC1kNEU3yo), des antifas qui caillassent une gamine de 8 ans à un rassemblement pro-vie ou des Femen qui urinent dans une église qui n’est pas la leur ?

 Nous savons bien que les membres de notre gouvernement, capables de publier des communiqués d’un optimiste douteux et de soutenir mordicus que la courbe du chômage s’inversera en 2013 alors même qu’il ne reste que quelques jours avant la fin de l’année, ne devraient pas avoir trop de difficultés à s’arranger avec la loi comme ils le font avec la vérité. Mais nous devons être là pour leur rappeler leurs incohérences et préserver la liberté d’expression d’un énième outrage qui pourrait bien être celui de trop.

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Pour une dictature de la politesse ?

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De ces statuts qui suintent la haine à ces lynchages organisés qui se répandent sur internet, en passant par les appels à la violence devenus ordinaires, nous voilà inondés de fiel à ne plus savoir quoi en faire.

Moquée par des montages grotesques qui la représentent en singe, traitée de sorcière par les commentateurs ou de guenon par une gamine sous l’oeil complice de parents présents à cet instant, Christiane Taubira (régulièrement surnommée « Taubirat ») connaît bien cet art de l’invective et de la calomnie qui prend ses aises dans notre monde où les rapports sont virtualisés, et où la globalisation nous amène à voir autrui comme une lointaine créature peu digne de respect ou d’empathie.

François Hollande, dont les gens ont oublié le nom au profit de surnoms peu charmants  (Flanby, Guimauve le Conquérant, Normal Ier,..) et Cécile Duflot, bassement raillée sur Twitter de manière régulière, ne nieront pas ce fait : l’impolitesse qui ruine le débat n’a rien à craindre du peuple, qui se dévoue pour lui donner le sein et la regarder croître la prunelle satisfaite.

De la gauche qui provoque Esteban Morillo ou tabasse des membres du Front National à coups de barre de fer à la droite qui lance des rumeurs infondées, appelle au viol de Rokhaya Diallo ou de Julie Del Papa du Front de Gauche, l‘injure semble recevoir ses lettres de noblesse et la menace se répandre comme une épidémie.

Suis-je la seule à m’indigner de cette politesse devenue optionnelle et à presque vouloir instaurer à coups de fusil une petite dictature de la courtoisie ?

Si trop de précautions dans la parole finissent par castrer le débat et qu’un « je t’aime » ne vaut que parce qu’il existe un « je te hais » pour lui faire face, il n’y a rien de plus inutile que la malveillance gratuite qui n’a de but que la malveillance elle-même.

Car où comptez-vous aller comme ça, armés de votre irrespect sans bornes ? Quel objectif sert cette giclée de haine que vous déversez sans même vous en rendre compte, aveuglés que vous êtes par votre désir d’irrévérence ou de scandale ?

L’on me répliquera que l’on ne peut pas toujours être aimable et que c’est précisément de cette sacralisation de la courtoisie que se servent les puissants, anoblissant la lâcheté pour mieux asservir les peuples.

Ah, non ! Vous ne m’aurez pas ! Il y a la vigueur productive, et il y a celle qui ne sert à rien. Il y a la critique constructive et il y a le blâme qui n’offre que la basse satisfaction de la cruauté dont on se vide.

Les nobles justifications données à la brutalité ne valent que pour les hautes idées et les grandes actions, ou à ce qui en porte le germe.

Lorsque la liberté d’expression sert à justifier le journalisme de caniveau et les calomnies qui n’ont de sources que l’humeur du moment, que le ras-le-bol populaire se charge de blanchir l’invective stérile, et que la malveillance accoutrée en lucidité n’est là que pour faire la courte échelle à quelques dissidents en carton pâte qui quêtent la gloire qu’amène le scandale et dont le seul fait d’irrévérence se limite à l’injure lancée sur Facebook, j’avoue qu’il se lève sur mon visage naïf un sourcil sceptique.

La force d’un verbe et la fougue d’une querelle ne trouvent leur grandeur et leur beauté que dans la défense de ce qui importe.  Elles meurent de ridicule et d’inanition lorsqu’elles sont gâchées par la malveillance stérile et sans nécessité ;

Croyez-le ou non : toute l’horreur du monde se nourrit de ces instants de violence sans cause que vous pensez dérisoires.

Nul n’est parfait et nous sommes tous affligés de défauts contre lesquels nous nous efforçons de lutter sans toujours y parvenir.

Evidemment, il y a un temps pour la douceur et un autre pour l’ardeur. La première n’existe que par sa juste confrontation avec la seconde, et c’est ainsi qu’elles se donnent toute leur valeur, loin du relativisme insensé que veulent nous inoculer quelques penseurs maladroits.

Evidemment, l’on a tôt fait de confondre faiblesse et vertu, vice et fermeté.

Je ne crois pas ces pourfendeurs de l’ego naturel, qui trouvera toujours de l’ivresse dans le triomphe, pas plus que je ne crois ceux qui condamnent des travers humains auxquels ils ne manquent pas de s’adonner eux mêmes ; à nos âmes incomplètes il faut, en effet, épuiser le vice pour parvenir à la vertu.

Mais ne dépouillons pas cette dernière de ses lettres de noblesse et n’offrons pas au premier des lauriers trop grands pour sa tête.

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Cet amour-là

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Cet amour-là

Cet amour-là était la valse sans adieux
Que dansent les amants pour toujours amoureux.
Insolent tourbillon qui ne s’arrête pas,
Narquoise ritournelle pour les rabat-joie.

Cet amour-là était la juste récompense
Des ces mois de chagrin et ces années d’errance.
Un présent qui semblait tombé des mains de Dieu
Un manteau pour l’hiver tricoté par les cieux.

Était-ce parce que j’en avais trop usé
Que cet amour-là m’aura été confisqué ?
Je ne sais qu’une chose, Dieu qu’elle me dévore :
Toute chose qui vit est promise à la mort.

Et c’est comme une mère au tombeau d’un enfant
Que je pleure l’amour fauché en plein élan.
Que le sort est cruel, il offre des mirages !
Nous soustrait à la pluie puis nous livre à l’orage !

Comme il n’existe rien pour demeurer toujours,
Il fallait bien que s’évanouisse notre Amour.
Pas de fleur qui ne fane, de flamme sans désastre :
Notre amour était voué à rejoindre les astres.

La vie toujours reprend ce qu’elle nous a donné
Et cet amour-là m’aura hélas rappelé
Que tout ce qui est sucr’ devient un jour amer,
L’on paie deux mois d’amour par des années d’enfer.

Cet amour-là, comment pourrais-je l’oublier
Tandis que tout concorde à me le rappeler ?
Comme ce que l’on fuit nous rattrape toujours !
Et je vois de ma chambre une armée de vautours.

Cet amour, c’est un coup à croupir dans le deuil
Mi-Juin sous les figuiers, Juillet dans un cercueil.
Quel sort inattendu ! Quelle fin triste et étrange !
Dormir dans la rosée, s’éveiller dans la fange !

Comme ce que l’on aime peut nous rendre fou..
Cet amour-là m’aura laissée sur les genoux.
C’est cher payé la joie pour tant de désespoir !
Deux mois de plein soleil, et tout l’an dans le noir.

Il n’est pas certain que je puisse aimer encore.
Comment chérir ce qui est voué à la mort ?
Embrasser un mourant ? Sinistre camouflet !
Cet amour, c’est un coup à n’aimer plus jamais.

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La guerre en Syrie est prévue depuis longtemps !

Tout le monde avait montré les crocs, sorti les chars et l’air martial qui précède naturellement l’annonce d’une guerre.

Pourtant, nos dirigeants hésitent. Comme l’enfant qui se dandine d’indécision devant la boulangère, ils ne sont plus très certains.

La France se dit toujours prête à lancer une attaque, mais le Parlement Anglais s’y refuse, l’ONU se fait désirer tandis que le Congrès ne s’est pas encore réuni. La petite famille ne s’est pas mise d’accord et le monde est suspendu aux lèvres de son patriarche Barack Obama.

Les pauvres doivent avoir chaud sous leur masque ! Y a t-il quelqu’un pour dire à ces malheureux qu’ils n’ont pas besoin de se mettre dans un tel état ? Nul besoin de jouer les confus : personne ne les croit, mais tout le monde s’en fout.

Il y a peu de temps, nous apprenions que la CIA reconnaissait son rôle dans le Coup d’Etat de 1953 contre Mohamed Mossadegh, après que le malheureux ait eu l’outrecuidance de nationaliser le pétrole iranien.

Les nombreuses guerres menées par les américains ont été déclenchées grâce à de faux prétextes. C’est par la prétendue « découverte » d’armes de destruction massive sur lesquelles personne ne mit jamais la main qu’ils ont pu envahir l’Irak. C’est grâce à l’« affaire des couveuses », ce faux témoignage qui faisait état d’atrocités commises contre des nouveaux-nés Koweïtiens, qu’ils ont pu enclencher la guerre du Golfe.. Tant d’exemples abondent et il convient de laisser au lecteur chercher par lui-même ce qu’il n’est désormais pas bien difficile de trouver.

Parfois, ce sont les puissants eux-mêmes qui descendent en notre bas-monde et nous gratifient de quelques confidences sur ce qui nous concerne.

Dans l’émission « Ça vous regarde », Roland Dumas nous apprenait que l’Angleterre envisageait déjà, deux ans avant le début des révoltes de 2011, d’attaquer la Syrie.

Ici, l’extrait en question : http://www.youtube.com/watch?v=5vz5EKlI3fQ
Là, l’émission dans son intégralité : http://www.youtube.com/watch?v=sSie6caCCy0

A l’occasion d’une entrevue donnée le 2 Mars 2007, Wesley Clark, ancien commandant général de l’US European Comand, commandant suprême des forces militaires de l’OTAN de 1997 à 2001, avait déclaré avoir été mis au courant, peu après le 11 Septembre 2001, des objectifs de l’administration américaine : prendre le contrôle de 7 pays – l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran – en 5 ans.

http://www.dailymotion.com/video/xhztg9_preuve-que-l-attaque-de-la-libye-est-prevue-depuis-10-ans_news#from=embediframe

Et ce ne sera pas cette excellente anecdote aperçue sur Facebook qui démentira ce léger penchant qu’ont certains états pour les guerres programmées que l’on mène sous couvert d’humanisme ou d’auto-défense :

« Un peu d’Histoire : dès le XVIIIe siècle, les Anglais avaient compris qu’il ne fallait pas rechigner à quelques mensonges pour déclencher des guerres qui leur plaisaient. La fameuse « Guerre de l’oreille de Jenkins » contre les Espagnols a débuté comme cela : les Anglais voulaient à tout prix faire la guerre alors ils ont inventé une histoire selon laquelle des marins anglais avaient été capturés, torturés et mis à mort par des Espagnols dans les mers d’Amérique du Sud. Le soi-disant « seul survivant », Jenkins, vînt se produire au Parlement anglais pour raconter qu’on lui avait, de façon barbare, coupé les oreilles. Tout le pays s’enflamma alors et l’Angleterre fit une guerre terrible à l’Espagne. Or, on se rendit compte peu après que, sous sa perruque, Jenkins avait bien ses deux oreilles et que l’histoire des marins anglais était complètement fausse. Bref, tout ça pour dire que cela fait très longtemps que les anglo-saxons usent des pires mensonges pour diaboliser les adversaires qu’ils veulent. Cela devrait nous inciter à la prudence. #Syrie »

Quant à moi, chers amis, je n’ai qu’une certitude : L’Histoire est cette chose étrange qui s’écrit sans nous et, face au tumulte sans remède, il ne reste à l’homme honnête que l’orgueil de sa propre intégrité.

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Je préfère vous avertir

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Petite bouche insolente

Je n’écris pas pour le vieux lecteur paternaliste qui aimerait que je n’ouvre ma petite bouche qu’à l’heure de la pipe.  Je n’écris pas pour celui qui pense avoir tout vu, tout lu, tout appris, et qui n’apprécie pas tellement qu’une gamine de vingt ans vienne lui parler d’économie et de géopolitique.

Je n’écris pas pour la retraitée qui aimerait que la petite jeune « reste à sa place ». Laquelle ? Celle que vous m’avez gentiment désignée ? Sûr que je vais vous obéir.

Je n’écris pas pour le cynique auto-proclamé ou l’insensé qui croit se démarquer par l’invective.

Je n’écris pas pour le jeune ignorant qui ne veut pas en savoir davantage, ni pour celui qui ne veut pas comprendre.

Je n’écris pas pour le paresseux qui lit pour se dispenser de réfléchir, ni pour celui qui veut s’épargner la turbulence du débat et de la remise en question.

Je n’écris pas pour l’idiot qui encense d’autres idiots, pourvu qu’ils lui ressemblent, ni pour tous ceux qui préfèrent avoir tort avec d’autres, que raison avec moi.

Je n’écris pas pour plaire à la ménagère de moins de 50 ans, à l’aigri qui voudrait qu’on le conforte dans son aigreur, à l’obstiné qui aime mieux se complaire dans l’erreur plutôt que d’être dérangé dans son confort idéologique . Je pratique l’Outre-Partisme décomplexé. Outre-Droite, Outre-Gauche. Je prétends m’aventurer au delà des frontières politiques.

Je n’écris pas pour la considération de l’imbécile ou l’approbation du petit chef en carton pâte qui vous fait grâce lorsque vous marchez dans son sillage, trop flatté que vous suiviez son chemin, mais prépare ses cartouches lorsque vous avez l’audace d’en dévier.

Je n’écris pas pour ceux qui m' »aiment bien » et guettent ma moindre sortie de route pour m’accabler de critiques dont je ne me servirais même pas pour torcher mon précieux derrière. Cessez donc de vous faire du mal et arrogez-vous le droit de me haïr : vous avez désormais une excuse.

Je n’écris pas pour ceux qui s’offusquent de mon Casanovisme Stakhanoviste, de ma peau mise à nue et du harem masculin  que j’ambitionne d’ouvrir et dont vous ambitionnez peut-être, un jour, de faire partie.

Puisqu’il faut bien expliquer à ceux qui oseront me lire pourquoi, alors, j’écris, je répondrai que je n’en sais rien. J’ai, comme tout le monde, un Dieu qui sommeille en moi et que je crois bon de faire grandir. Haïr le monde dans lequel je vis ne me donne pas le droit de m’y soustraire. Seulement de le combattre en retournant contre lui ses propres armes. J’y travaille avec autant d’amour que de colère.

Il se pourrait bien que je n’écrive pour personne d’autre que pour moi-même mais il se pourrait aussi que vous soyez en train de me lire. Je ne vous en veux pas, soyez les bienvenus.

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