Tweets du 21 mars 2025
Sur X (ex-Twitter), une internaute se lamente : « i really dislike like being saturnian because it’s not a sexy placement. i wish i had the allure of a venusian. or the wit of a jupiterian. or even the sensitivity of a lunarian. i just feel like it’s super boring and it’s made me becoming overly controlling or critical. idk » (Je n’aime vraiment pas être saturnienne, car ce n’est pas une position sexy. J’aimerais avoir le charme d’un vénusien. ou l’esprit d’un jupitérien. ou même la sensibilité d’un lunarien. je trouve juste cela extrêmement ennuyeux et cela m’a rendue trop contrôlant et critique. je ne sais pas »)
Monica Bellucci, Sophia Loren, Megan Fox sont pourtant toutes des ascendant Capricorne. Pour Bellucci, cela se double même d’un Saturne en 1. Pour Loren, d’une conjonction Saturne-Lune. Pour Fox, d’un trigone Saturne-Lune avec Mars en Capricorne… Au vu de l’aura incontestable de ces femmes, qui règnent en maîtres sur les fantasmes, notamment masculins, on peut considérer que l’influence saturnienne est très sous-estimée, pour ce qui est du sexy ou de l’attirant.
Évidemment, personne n’a une seule influence. Ce qui fait justement une beauté, un charme, c’est le combinaison unique des influences. Mais même à cet égard, Saturne ne reçoit pas les lauriers qui lui reviennent.
Les plus belles femmes que j’ai vues dans ma vie avaient un ascendant Capricorne. Je peux le dire d’autant mieux que j’ai pour ma part un ascendant Balance – souvent considéré comme le plus harmonieux du zodiaque, mais sur lequel moi-même je ne me retourne pas beaucoup. Certes, j’ai un Soleil dans ce signe (Capricorne), je suis donc réceptive à cette énergie. Mais les femmes citées ici sont objectivement considérées comme des sex symbols ultimes.
J’aime aussi les ascendants Sagittaire (les plus sexy à mon sens), Taureau (sensuels), et un peu Scorpion (magnétiques ; j’y ai ma Vénus et ma Pluton, conjointes, quand même : c’est donc une énergie qui m’attire).
Pourquoi cette mise à l’index du Capricorne et de Saturne, pourrait-on se demander ?
Je dirais que le Capricorne sur l’ascendant, c’est un peu la « mob wife » (avec sans doute un peu de Scorpion et de Lion peut-être). Un archétype froid, tout en distance, tout en force silencieuse.
L’influence du Capricorne ou du Saturne sur l’ascendant est souvent sous-estimée parce qu’elle donne avant tout une « structure » (Saturne régit en effet le squelette) : c’est ce qu’on ne voit pas mais dont l’absence ferait pourtant s’écrouler tout l’édifice ; c’est en fait l’essentiel (et l’essentiel est un principe très saturnien, qui renvoie à l’hiver profond incarné par le Capricorne, avec l’ascèse, la privation, la perte des illusions et du superflu, l’ambition structurée, prudente et sacrificielle qui en découle)
C’est pour cela que les ascendants marqués par l’influence de Capricorne ou de Saturne ont souvent de magnifiques visages de statue, avec de belles pommettes, qui semblent comme taillés pour la photographie, même quand ils ne sont pas considérés comme beaux au sens propre par la plupart des gens.
Tout le monde parlera de beaux traits, de belles formes, de beaux cheveux, car c’est l’ornement. Mais la structure est la base de toute beauté, et ça, c’est Saturne. Beaucoup de gens ont de belles caractéristiques isolées, mais ils n’ont pas cette architecture fondamentale, qui est pourtant – et un coup d’oeil à nos idoles le démontre – le prérequis des très grandes beautés. Mais comme c’est une structure, on n’y prête guère attention et on en sous-estime l’importance. Un peu comme on ne prête pas attention aux fondations d’une maison quand celles-ci sont saines et belles : on ne les remarque que quand elles sont défaillantes. On remarquera bien davantage dans un premier temps la décoration, le jardin. Or, c’est le premier domaine que régit Saturne ; l’architecture. D’ailleurs, celle-ci signe la pérénnité d’une maison : le Capricorne est le seul signe dont on dit qu’il rajeunit (après avoir été précocement vieux). En tout cas, il est le signe de la longévité, qui fait les gens « bien conservés ». Une jolie maison bien décorée peut ne pas passer la décennie : cette beauté légère mais sans densité et sans solidité de fond est à l’opposé des principes de Saturne, qui se veut détourné des colifichets mais riche d’une inébranlable colonne vertébrale.
Saturne tout seul donne la structure pure, sans l’ornement : c’est l’austérité ; la solidité sobre. Même si, comme dit plus tôt, personne ne possède une seule influence dans son thème astral ou sur son ascendant. Une personne strictement saturnienne afficherait évidemment des rétractations physiques qui ne plairaient pas à tous et se révèleraient fort éloignées de l’idée traditionnelle que nous avons de la beauté, un peu comme une forme de café noir sans sucre. Mais le raisonnement est valable dans le sens inverse : même si certaines planètes comme Vénus signent l’harmonie physique et le charme, l’influence bien placée de Saturne se révèle incontournable à toute grande beauté devenue « cathédrale » (comme Bellucci ou Loren, monuments révérés s’il en est) : elle en est précisément l’armature.
On invitera par ailleurs les lecteurs de ces lignes à se renseigner sur les mythes associés au signe du Capricorne : parmi eux se trouvent Amalthée (et la corne d’abondance) mais aussi Pan, dieu lubrique s’il en est, sexuellement insatiable et symbolisant la nature la plus sauvage, féconde mais terrifiante dans sa puissance.
Je terminerai par cette phrase de Jean-Pierre Nicola dans la Condition solaire, que je juge fort à propos : « Ainsi, les hommes reconnaissent les mérites d’un Capricorne lorsqu’ils cessent d’exagérer les leurs, c’est-à-dire assez tard ».
Des mérites sous-estimés n’en demeurent pas moins des mérites. Et c’est souvent le temps qui ouvre les yeux des gens sur ceux sur Capricorne et de Saturne.