L’impressionnant bassin-fessier d’Elle Fanning au Festival de Cannes (Journal – 23 mai 2025)

Écrit et publié le 23 mai 2025 sur Facebook

Vu passer sur X des photos d’Elle Fanning au Festival de Cannes qui sont en train de faire exploser internet. On la voit, dans une robe bustier moulante, exhibant un fabuleux bassin et un généreux fessier – le genre de génétique en or de matrone, capable de porter sans difficultés une longue et saine descendance, dirons-nous pour rester pudiques. « She is thick » (« elle est chargée » = elle a des formes), découvrent les internautes, surpris des atouts de cette actrice perçue jusque là comme sage et discrète. J’avoue pour ma part ne pas être étonnée du tout : comme je le dis souvent, les filles comme elle, naturelles et introverties, qui ne font à première vue pas grand cas de leurs propres charmes, ce sont les pires ; le diable en personne. Elles viennent une fois en robe moulante à une soirée et tout le monde réalise que, tiens, elles sont chargées et qu’il y a à boire et à manger, un buffet, un festin, sur ce corps qui ne se montrait pas trop jusque là. En vrai, elles n’avaient juste pas joué toutes leurs cartes. Sous-estimées ou ignorées à dessein par la concurrence qui pense qu’elles n’ont rien sous le capot au prétexte qu’elles n’en font pas étalage, elles sont littéralement assises sur un trésor, et quand elles décident de le dégainer, c’est une chose dont tout le monde se souviendra, éclipsant pour toujours les gesticulations et les charmes artificiels de leurs copines. Et chez elles, tout est 100% bio. Ce sont les « old money » du corps, en somme. Elles savent déjà ce qu’elles possèdent et n’ont donc aucun besoin de le montrer (ou bien elles l’ignorent et sont un peu timides, ne vivent pas autour d’elles-mêmes, ce qui les rend d’autant plus touchantes). Ce sont elles, les vraies reines du jeu, dans un monde où tout est frelaté ; avec en prime un visage encore innocent, vrai, là où toutes leurs copines ont les sourcils « microbladés », les lèvres refaites ou « overlinées », la peau tartinée d’autobronzant, ou que sais-je encore. Ces dernières nymphes virginales qui émergent encore de notre société devenue un véritable empire du mensonge exercent sans doute un charme inexplicable sur la gente masculine (on les comprend) ; celui-là même qu’exercent les dernières fleurs sauvages d’un complexe bétonné. Un paradis perdu aux hanches larges, et à la peau laiteuse ; avec dans le bassin une force matriarcale et fondamentale que peuvent difficilement reproduire les mutilations actuelles qui semblent toujours impressionnantes mais trop lisses et publicitaires pour être honnêtes ou vraiment envoûtantes et poétiques ; il y a qu’il ne suffit pas de s’acheter un atout physique chez le chirurgien : il faut que ce dernier fasse sens, s’inscrive dans une silhouette, une aura ; il faut ensuite être capable de le porter, de l’incarner, d’être à la hauteur de ces charmes ; tout autant de choses que seule la conscience donne, accréditant l’idée que le beau et le bon sont liés, et que la nature l’emporte sur les biens mal acquis. Alors évidemment, quelques uns – pas beaucoup heureusement -, totalement matrixés par la culture et les artifices actuels, et qui ne lui connaissaient pas de tels atouts, se demandent si le bistouri est passé par là et si la demoiselle n’aurait pas fait un « BBL » (‘Brazilian butt lift’ – une opération consistant à se faire réinjecter sa propre graisse dans le fessier). C’est incroyable, d’abord, cette manière de présumer sans cesse des autres : « je ne savais pas que tu avais un cul, tu ne l’as jamais trop montré jusque là, et maintenant que je découvre que tu en as un, eh bien je crois qu’il est faux ». Comme si aucun cul un peu lourd et qui pèse son poids n’avait jamais paradé à la surface de la planète avant Kim Kardashian et ses sbires, orné les anciens tableaux, rebondi sous les anciens jupons de lin et de coton, ou été tristement montré à l’Exposition universelle. Car une rapide recherche Google sur la nudité de Mlle Fanning (je me suis dévouée) fait ressortir des images d’une série tournée et diffusée il y a quelques années, The Great, où elle exhibe son épais séant. Constat implacable : Elle Fanning est une anglaise laiteuse (bien qu’elle soit américaine, ses origines lointaines sont sans doute de là-bas) aux hanches larges et au fessier généreux, comme il en a été produit pendant des siècles, avec un corps qui semble tout ce qu’il y a de plus authentique. Un corps de lavandière, de paysanne ancestrale, nourri au beurre et au lait encore tiède tout juste recueilli de la vache, aux légumes du jardin, aux baies sauvages, aux fruits du verger, aux viandes d’animaux élevés en plein air, aux oeufs du jour. Tout ce que notre époque cherche à reproduire par l’artifice, et qui a été offert à d’autres par la génétique, le labeur des générations, la bonté, le mérite et le karma qui accorde la beauté. Tu m’étonnes que les gens aiment à présumer que c’est du faux : parlez-pour vous, est-on tenté de leur répondre. Ce n’est pas parce que vous êtes tous refaits jusqu’au trou du cul, ou que vos idoles le sont, que c’est le cas de tout le monde. La beauté vraie et naturelle, génétique et donc karmique, tant il est vrai que la biologie que l’on croit aléatoire n’est que l’expression d’un principe spirituel, habitée et portée, qui est un jaillissement des entrailles de l’âme et pas un colmatage chirurgical – celle des Laëtitia Casta, des Elle Fanning, des Monica Bellucci, méditerranéennes sacrées ou anglaises ancestrales, éthiopiennes du cru, qu’importe, qui savent le charme qu’il y a dans le pli d’un ventre, le grain d’une peau, la ligne authentique d’un sourcil -, cette beauté-là est la dernière aristocratie qui persiste à résister à la démocratisation forcée des charmes. C’est sans doute pour cela qu’il se trouve toujours une plèbe un peu revêche (une plèbe d’esprit j’entends, d’attitude et non d’argent) pour crier au faux, croyant parler des autres, quand elle ne fait en réalité que parler d’elle-même.

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