L’importance du Soleil en astrologie (et pourquoi les « cuspides » existent peut-être)

Crédit : inconnu

Notes qui datent d’il y a plusieurs années (entre 2017 et 2021 sans doute) ; réunies, réarrangées et terminées le 8 septembre 2024.

À la focale excessive placée sur le signe solaire (le « signe astrologique ») dans le milieu de la « pop astrology » (une astrologie populaire, à la mode, destinée aux masses, et qui peut parfois manquer de profondeur), au détriment d’une lecture en profondeur du thème astral, a succédé, à l’inverse, la négation de l’importance de ce dernier. L’on voit des gens à peine éduqués sur le sujet de l’astrologie (j’appelle cela des « astrologues à faux ongles »), mais d’un grand narcissisme, retoquer et prendre de haut ceux qui sont accusés de se référer un peu trop au signe solaire, les faisant passer pour des ignares alors même qu’il est très rare pour une personne qui s’intéresse à l’astrologie de ne pas savoir que le signe solaire ne fait pas tout : l’une des premières choses que l’on apprend, dès lors qu’on ouvre un livre d’astrologie, c’est que nous possédons tous un thème astral, unique, et qu’il faut regarder ce dernier dans son ensemble. 

Pourtant, le signe solaire, relié à l’égo, est de la plus grande importance, car peu importe le reste du thème, des signes ou des énergies en présence, il détermine l’ancrage saisonnier d’un individu. Ce qui n’est pas rien. Plusieurs études scientifiques ont par exemple prouvé ces dernières années que le mois de naissance d’un individu pouvait renseigner de manière troublante sur les probabilités de développer certaines maladies, de posséder un certain type de caractère, etc.. Des statistiques démontrent même que les mariages les plus durables concernent les relations où les deux personnes (oui, il n’y en a que deux ;)) sont nées à proximité temporelle l’une de l’autre : 4 mois était la durée maximale admise. Lorsque l’on sort de cette fenêtre, la probabilité de rester ensemble diminue de manière significative. Je crois donc que le signe solaire et la saison de naissance sont des facteurs déterminants dans le chemin d’un individu. C’est également la raison pour laquelle je suis persuadée qu’être un Poisson de février ou un Poisson de Mars, par exemple, n’est pas exactement la même chose, et ce, indépendamment du reste du thème astral. Chaque instant de l’année est différent et chacun de nous est le fruit de cette combinaison unique de facteurs. 

Je crois donc aussi – sacrilège ultime – qu’être né à la frontière de deux signes ou un jour de « passation » (sur ce qu’on appelle une « cuspide ») n’est pas anodin, et ce même si l’on ne peut avoir qu’un seul signe solaire. Un Cancer né juste avant le passage en Lion reste un Cancer, même s’il est né aux derniers instants et au dernier degré de ce signe. Pour autant, je crois profondément que ce facteur n’est pas dénué de sens (et ce, même si l’individu ne possède aucun placement en Lion/maison 5, aucune dominante solaire) ; que les périodes de transition d’un signe ou d’une saison à l’autre portent leur lot de caractéristiques non négligeables (en témoignent les décans, les degrés, qui signent des nuances au sein d’un même signe). Un peu à la manière du premier jour d’une saison qui garde parfois les énergies de la saison précédente (tant et si bien qu’il nous semble parfois être encore dans cette dernière), les frontières sont vraisemblablement plus poreuses que ce que l’on croit en astrologie, et le sujet mérite débat. D’ailleurs, beaucoup d’astrologues ne considèrent-ils pas qu’une planète qui se trouve dans les deux derniers degrés d’une maison appartient déjà à la suivante ? De très nombreuses personnes qui pratiquent l’astrologie s’en tiennent à ces principes et les appliquent. Ce qui plaide pour l’idée de frontières molles, plus que rigides. De même, les études de Michel Gauquelin, qui jouissent d’une grande crédibilité dans le milieu de l’astrologie dite sérieuse (enfin… pour ceux qui les connaissent) mettent en évidence l’importance, dans la destinée et la carrière d’un individu, de ce qu’on nomme désormais les « secteurs Gauquelin ». Ces derniers ne correspondent pas totalement aux « angles » (c’est-à-dire aux maisons angulaires : 1, 4, 7 et 10), traditionnellement jugés comme étant les plus importants pour la carrière : ils correspondent seulement au début de ces mêmes maisons angulaires (1, 4, 7, 10) et à la fin des maisons cadentes (3, 6, 9, 12), ce qui change beaucoup de choses. On voit donc qu’à la délimitation des maisons se superpose une autre délimitation. Et il nous reste sans doute bien d’autres découvertes à faire dans le domaine. Pourtant, si vous évoquez sur un forum ou une discussion de réseaux sociaux, la possibilité que les cuspides puissent avoir du sens, vous verrez se lever une armée coléreuse et moqueuse d’individus prêts à vous asséner de manière catégorique que ces dernières n’existent pas (« Cusps don’t exist »). J’ai vu plus d’une fois des topics sombrer dans l’unanimisme présomptueux pour cette raison. Car l’existence potentielle du principe de cuspide a été érigée en interdit absolu et en croyance honteuse indicatrice d’ignorance ou de pratique superficielle de l’astrologie par des gens qui, pourtant, n’ont souvent aucune légitimité mais se croient porteurs d’une vérité suprême. 

Par ailleurs, pour en revenir au signe solaire en lui-même, il est intéressant de souligner que ce n’est pas pour rien que nous parlons d’un système solaire, dominé par le Soleil et autour duquel gravitent plusieurs planètes, dont la nôtre. Le Soleil régit la vie, la rend possible. Son contact nous procure de l’énergie, de la force, de la joie (il nous apporte la précieuse vitamine D, nécessaire à la santé et au bien-être). C’est à lui, en tout premier lieu, que les premiers cultes aussi bien que les spiritualités modernes – « New age » en tête – accordent une importance primordiale. En ce sens, le signe solaire n’est pas un point du thème parmi les autres. Il représente le Moi supérieur : c’est autour de lui que le reste du thème gravite, qu’importe ce qu’il contient, c’est à son service que s’expriment directement ou indirectement les autres planètes ; il est la locomotive du train. Il est par ailleurs, intuitivement, l’élément le plus évident et le plus simple du thème astral : une simple date de naissance suffit à savoir de tête le signe solaire d’un individu, pour beaucoup de personnes ; en revanche, il serait bien plus compliqué de deviner le reste du thème de tête, et il faut souvent de grandes connaissances pour qu’une simple date permette de plus amples renseignements. Le Soleil possède donc un précieux trésor : la simplicité de l’évidence. 

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