Mille choses m’émeuvent aux larmes :
Le prodige de la nature et la confiance de l’animal pour l’homme
Mille fois trahie et pourtant… ,
Le combat du soleil pour exister
Chaque matin,
Qu’un escargot ait choisi le rebord de ma fenêtre pour se reposer
Et que des araignées aient élu domicile dans mon salon pour se réfugier de la pluie ;
La détresse de ce qui est fragile
Et la simple image de mon chat laissé trop longtemps dehors
Sans que je lui ouvre.
L’idée qu’il pourrait mourir demain,
Un instant de porte fermée,
Et me croyant fâchée,
Sans savoir à quel point je l’aime.
Plus le temps passe
Et plus je réalise
Que la vie et la joie
Ne sont possibles qu’en dehors de soi ;
Que le moi n’est qu’un puits dans lequel, précisément, puiser
L’eau qui étanchera la soif des autres
Et qu’il faut des lèvres entrouvertes à l’orée desquelles se verser.
Qu’on n’appartient à aucun lieu
Et qu’aucun lieu ne nous appartient
Mais qu’il faut toujours s’efforcer d’être, au moins,
Une maison pour les autres.
Écrit et publié le 12 juillet 2024 sur FB