Les médecins sont inquiets pour l’état de santé de la Reine Elizabeth II. C’est apparemment assez grave pour que le Buckingham Palace aille jusqu’à publier un communiqué à ce sujet, aujourd’hui 8 septembre 2022. Agée de 96 ans, et veuve depuis plus d’un an maintenant, l’horizon de sa mort se concrétise de plus en plus.
Cette dernière doit quant à elle être plutôt franchement inquiète à l’idée de laisser le trône à son guignol de fils Charles…
Un type sans doute drôle, qui aime la nature et faire pousser des tomates, écolo avant l’heure, pas une mauvaise graine en somme, lui aussi sacrifié comme sa défunte épouse Diana – à laquelle il fut marié de force – à l’exigence de la royauté, ce qu’on oublie trop souvent. Mais peut-être un peu lâche et sans grande stature, coupable d’être à jamais aux yeux des gens celui qui a trompé sa femme et n’a pas su la protéger. Etre soumis et ne pas savoir protéger : crime des crimes. Pour un homme, déjà. Et plus encore, pour un Roi.
Si la Couronne pouvait sauter une génération et passer directement à William, et Kate indirectement, la royauté britannique pourrait plus facilement prétendre survivre encore quelques temps, si l’on considère le grand capital sympathie de ce couple, perçu comme moderne, discret, honnête et relativement les pieds sur terre. Sans compter que William est en plus le fils de Diana, – c’est-à-dire pas n’importe qui, une femme ayant suscité un élan affectif d’une intensité rare – et il reste à jamais pour beaucoup ce jeune adolescent timide et beau comme un champ de blés, fauché trop tôt par le décès de sa mère, marchant derrière son cercueil devant des millions de gens, l’air sérieux, abdiquant une part de son enfance et de son intimité sur l’autel du devoir de représentation médiatique.
La royauté est déjà en soi un système obsolète qui se maintient cahin caha, dans une société où le pouvoir s’éparpille et se partage de plus en plus, où il s’acquiert surtout, et où plus personne ne veut vivre à l’ombre de souverains indéboulonnables. Or, aucune faute n’est permise à un système obsolète : la moindre erreur signe son écroulement.