Qui je suis

Mille fois, on me l’a demandé. Quelles sont mes idées, ce que je pense vraiment, qui je suis.
Les gens ont, je le sais, l’impression de ne pas toujours bien saisir, de voir des paradoxes là où je ne vois personnellement que de la complexité. Sans doute car je ne suis jamais assez rentrée dans les détails, j’ai abordé mille sujets mais j’ai souvent choisi un angle, un angle partiel qui ne rend pas compte de tout de ce que je pense et qui, même, donne peut-être une idée biaisée de ce que je pense vraiment. Car comme chacun sait, un angle, ce n’est pas tout. Le fait est que ce « tout », je le réserve à un roman que j’écris depuis des années, depuis mes 17 ans – et j’en ai 29. C’est pourquoi j’ai toujours rechigné à en dire plus. J’ai beaucoup écrit ici et ailleurs mais en réalité, j’ai toujours considéré ces textes comme profondément accessoires et me suis bien gardée de trahir mon secret, celui que je porte depuis tant d’années. C’est pour cela, d’ailleurs, que j’ai disparu. Pour me concentrer sur l’essentiel.
Je suis toujours surprise de voir qu’il y a encore du monde qui passe ici, ou qui tente de me retrouver par divers moyens, quelquefois même des commentaires, ou des messages privés, qui me sont allés droit au coeur. Même si je n’y ai pas forcément répondu, je tiens à vous remercier
Maintenant que je sens que j’arrive au bout de ce travail qui m’a pris tant d’années, une forme de printemps revient, j’ai envie de m’ouvrir un peu, j’ai envie d’en dire plus, envie de dire qui je suis. Le retour de Saturne, sans doute.

Evidemment, j’ai horreur de me définir. De placer sur l’infini d’une âme des mots trop froids et carrés, comme on mettrait l’océan dans une bouteille. C’est pourquoi je préfère souvent l’évocation, la poésie, qui justement, elle, dit tout. Ou en tout cas l’essentiel.

Mais disons que sur le plan des idées, je pratique la remise en question permanente, l’ouverture, l’honnêteté intellectuelle, l’outre-partisme politique et que je recherche avant tout la cohérence et la vérité. Je ne suis ni de gauche ni de droite et je veux dépasser cette dualité. J’ai en horreur le dogmatisme et apprécie le débat d’idées avec tous, considérant que chacun peut avoir quelque chose à apprendre et à apporter aux autres. Ce qui compte, c’est finalement les connaissances mises en commun par la discussion et ce qu’elles apporteront au corps collectif.

Même si j’ai horreur de ce mot, je suis une féministe qui ne se reconnaît pas dans l’essentiel du féminisme actuel.
Matrilinéaire (certains diraient ‘matriarcale’). Je crois aux différences biologiques, aux principes naturels, tout en ne considérant pas qu’ils sont des prisons : un homme peut avoir une grande part féminine et mettre du noir sur les yeux, tout en étant bien un homme ; une femme peut être affirmée et courageuse, tout en étant bien une femme. Je ne vois pas en quoi nous avons besoin de créer des cases (« non binaire », etc) pour définir et mettre sous cloche l’immense diversité possible dans chaque sexe : l’appartenance à un sexe n’a pas vocation à désigner autre chose qu’un ensemble de caractéristiques biologiques et génitales, de possibilités naturelles, un ensemble de comportements (oui, effectivement, la plupart des filles seront plus sensibles, joueront à la Barbie plutôt qu’aux camions, s’intéresseront aux gens plutôt qu’aux concepts abstraits ; oui, la plupart des garçons voudront jouer au foot, seront plus entreprenants et scientifiques. Ce que la science démontre par ailleurs. Il faut les laisser libres au lieu de projeter sur eux des désirs d’adultes) : mais à partir de là ? Nous sommes libres. Penser qu’une fille doit se maquiller et mettre des talons pour être de son sexe, c’est franchement réduire le féminin à de ridicules gimmicks. Je crois qu’être un homme ou une femme détermine pas mal de choses, mais pas tout non plus. Je ne crois pas au mariage ni au couple (ni même au polyamour, pas assez radical à mon sens, et encore trop ancré). Je suis pour une libération sexuelle saine (mais sans le caractère glauque à la Houellebecq) et pour la nudité ; pour la légalisation de la prostitution afin de protéger les travailleurs, tout en pensant que ce n’est pas un métier comme un autre, que le commerce de la sexualité est une pratique à ne pas relativiser, qui détruit l’âme qui s’y adonne, qu’il faut aider les gens qui en font un métier à en sortir ou à ne pas y tomber. Je suis pour le droit à la séduction et contre le puritanisme actuel (tout en étant contre le harcèlement, évidemment, mais considérant qu’on doit cesser de voir du harcèlement partout). Je suis contre l’écriture inclusive avec points et tirets car c’est illisible, moche, impraticable à l’oral comme à l’écrit, mais tout en pensant qu’une réforme de la langue française visant à faire émerger un sexe neutre serait la bienvenue (si elle est possible), et que cet ambitieux projet devrait être confié à des spécialistes, non des idéologues. Je suis pour la contraception naturelle et contre le gavage aux hormones ; pour que la recherche exhume des savoirs anciens et explore des contraceptions alternatives et naturelles ; pour l’avortement que j’assume de ne pas trouver « dramatique », mais qui est pour moi quasiment un moyen de contraception contre un autre, et un droit pour toute femme. Je considère que l’avant-garde du combat féministe se joue sur le sujet de la maternité et des différences biologiques : il est temps que cette société s’adapte aux femmes, et non l’inverse.

Je suis spiritualiste. Ma foi, ancrée depuis le plus jeune âge, a une grande place dans mes croyances, y compris politiques et intellectuelles, et je veux réintégrer le spirituel dans ce domaine, aider le débat à sortir du matérialisme et du nihilisme ambiants. Ma foi est spirituelle, en aucun cas religieuse, et ce depuis l’adolescence. En revanche, je crois que toutes les religions sont venues nous enseigner quelque chose à une période donnée de l’Histoire ; elles étaient adaptées à un contexte, à des mentalités d’époque qui avaient alors besoin d’une structure et de rites pour évoluer mais n’étaient pas non plus capables d’accepter des idées trop éloignées de leurs certitudes d’alors. Il faut désormais en jeter les vieilles peaux, en tirer le meilleur, en abandonner les dogmes et le séparatisme, les regarder avec recul et sens critique, en faire une lecture approfondie et mythologique. Mes croyances empruntent essentiellement aux écoles ésotériques de tous types (théosophie, anthroposophie, etc), au christianisme et aux religions orientales. Je crois en l’amour, au sacrifice, au miracle, au karma, à la réincarnation, aux aliens, aux étoiles, en la nature comme en la grâce, et suis attachée au Christ comme figure symbolique montrant le chemin à accomplir par toute âme. Je pense que Dieu, c’est nous. A 18 ans, après avoir découvert le Bouddhisme, j’ai voulu me raser le crâne et aller au Tibet, bien que je ne me sentais pas attachée à une religion mais à une vérité avant tout. Je serai sans doute toujours cette fille qui veut donner sa vie au divin. Et dans le fond, c’est pour ça que j’écris. Pour dire et aimer Dieu, pour le faire aimer, pour guérir et aider à guérir. C’est ma manière à moi d’être moine, à défaut d’avoir une église à laquelle me rattacher, n’étant pas religieuse.

Je crois en l’homme universel. Je suis une horrible citoyenne du monde qui pense qu’il ne faut pas laisser les migrants crever en mer, tout en étant critique de l’aveuglement, du relativisme culturel actuellement érigé en dogme, ou de l’altruisme comme posture politique se faisant aux dépens des autres et non de soi. Je crois profondément en l’immigration – qui est l’expression de la destinée humaine, changeante, voyageuse – tout en pensant qu’à l’heure actuelle, elle doit encore obéir à des règles, se faire avec raison et dosage, loin des aveuglements idéologiques de certains : disons que pour moi, l’homme universel est notre futur, de même qu’une société sans frontières, mais je ne pense pas que le monde entier soit encore prêt pour cet idéal. Les différences culturelles sont encore trop fortes et il serait dangereux de les nier, de jouer aux apprentis sorciers avec la vie des gens. Je crois que la mondialisation, souvent critiquée – à juste titre sur certains sujets, notamment économique – a été pourvoyeuse de richesses inégalées pour l’humanité et que c’est elle qui nous permettra, demain, d’effacer les différences encore artificielles entre nos continents. Je crois qu’un jour, les hommes ne feront qu’un et que c’est même là toute leur tâche.

Je crois en l’amour, pas en la niaiserie, pas au laxisme, pas en la démagogie, en la bien-pensance et au signalement de vertu. Pour moi, l’amour est une force, un courage, une droiture, pas une posture, une faiblesse ou un sentimentalisme en forme de guimauve.

Je crois au progrès, mais dans le respect de la nature et de certaines règles éternelles. Je pense que le futur sera beau, et que des choses immenses nous attendent, loin des discours pessimistes de rigueur.

Je crois en la justice réparatrice et aimerais que notre société voie les criminels ou les délinquants comme des âmes de Dieu pour lesquelles une rédemption est possible, et non pas comme des bannis à corriger et laisser croupir dans des prisons où ils se puniront les uns les autres, perdant un peu plus en humanité à chaque fois ; je crois qu’il faut se demander comment les aider et non comment les punir ou venger leurs victimes. Pour autant, je ne crois pas au laxisme judiciaire, je crois en une fermeté animée par l’amour ; il faut faire ce qui est utile et ce qui fonctionne. L’autorité est nécessaire, y compris pour tirer une personne vers le haut, et l’incapacité à faire preuve de cette vertu est une grave faiblesse.

Je pense qu’il faut être prudents et très fermes au sujet de l’intégrisme religieux et des tentatives actuelles de noyauter notre liberté durement acquise et exemplaire. Pour autant, je considère que l’essentialisme est le début du fascisme, et qu’il est complètement à côté de la plaque de s’adonner à la stigmatisation, de penser que tout croyant est une bombe à retardement n’attendant que d’exploser, de voir en une communauté croyante une masse informe et monolithique en ne la réduisant qu’à des textes religieux que presque plus aucun croyant ne respecte dans son intégralité tant ils sont contextuels et obsolètes ; la plupart des croyants n’aspire qu’à vivre en paix et je crois profondément au pouvoir de l’éducation : plus les gens sont instruits, plus ils pensent par eux-mêmes, dépassant les dogmes déjà construits. Surtout à une époque comme la nôtre où tant de connaissances sont disponibles. Plutôt que de pleurer le niveau d’évolution de certaines personnes, demandons-nous comment nous pouvons les amener à s’améliorer, car c’est là notre vocation humaine. En revanche, il faut être d’une fermeté absolue sur le respect de nos valeurs et cesser de fermer les yeux quand elles ne sont pas respectées, ce que tant de personnes ont fait ces dernières anneés, lâchement.

Je crois en la nature, je crois en ses règles et en son rythme. Je pense que la nature a vocation à être transcendée : c’est-à-dire qu’il faut la dépasser tout en respectant ses lois fondamentales. Je ne suis donc pas pour le retour à la chandelle, même si je pense qu’il est très bien de savoir faire retraite de temps en temps, pour retrouver le silence et le sauvage, et que je confesse une nature de moine. Oui, je pense que l’humain a vocation à transformer, civiliser, aller sur Mars et visiter tout ce qui lui est possible de visiter. Tout en s’inscrivant dans des lois éternelles et tout en respectant la vie sauvage.

Je suis presque vegane (je consomme encore du miel, des oeufs ou des fruits de mer), et ce depuis mes 17 ans (2009), avec une interruption de quelques années (2016, 2017). Je suis à dominante crudivore et je reviendrai sans doute un jour au crudivorisme total. Je crois que l’être humain a évolué – physiquement, spirituellement, vibratoirement – pour dépasser le besoin de viande, même si je respecte le choix de ceux qui en mangent encore. Je suis pour le respect du vivant tout entier, de la bête à la plante, en passant par l’eau. Tout ce qui est vie doit être aimé, et utilisé avec la plus grande conscience. Pour autant, je crois en une hiérarchie dont l’homme est le maître : il n’est pas supérieur à proprement parler, mais plus évolué, et il a développé la conscience, le mental et la vocation alchimique à transformer, améliorer, embellir, faire fructifier son environnement. Ce qui ne signifie absolument pas qu’il doive se servir de ce pouvoir pour faire n’importe quoi : au contraire, le pouvoir s’accompagne de la responsabilité, et la transformation doit se faire avec amour. Le permaculture et la biodynamie ont tout mon intérêt.
Je crois aux médecines alternatives, à l’importance de l’alimentation, de l’invisible, du spirituel, sur la santé physique et mentale. Je crois que tout est énergie, amour, vibration, expression divine. J’aimerais que les médecines – alternatives et traditionnelles – se réunissent un jour pour n’en former qu’une.

Je crois au partage des richesses. Les humains vivent dans un état d’interdépendance et le monde est une famille élargie. La vocation de l’homme n’est pas seulement de s’aider soi mais aussi d’aider les autres. Pour autant, je ne suis pas égalitariste, mais karmiste, et je ne vois pas dans le drame humain et l’inégalité quelque chose d’insurmontable ou d’insupportable : ce n’est pour moi qu’un état transitoire ; ma foi m’explique les choses.

Je crois que l’école actuelle est une machine à broyer et qu’il faut y enseigner la compassion, le respect du vivant, la liberté d’être soi… mais aussi la fermeté, la discipline, l’intégrité, le respect de l’autorité quand elle est juste. Je crois qu’il faut apprendre aux enfants à être eux-mêmes et autonomes tout en leur apprenant à être humbles, travailleurs et respectueux de ce qui doit l’être. Je crois que l’état de l’éducation est actuellement catastrophique (du moins en France) et que l’école doit de toute urgence retrouver sa vocation à transmettre des savoirs solides, construire des citoyens forts, libres, éclairés, et capables de penser par eux-mêmes. Je crois que nous surprotégeons trop les enfants et qu’il faut arrêter de projeter sur eux des peurs d’adultes, peurs qui constituent le cache-sexe d’une possessivité qui ne dit pas son nom, qui se croit altruiste quand elle cherche simplement à contrôler l’autre et l’image qu’elle se fait de lui, voyant en l’enfant un prolongement de soi qui ne doit jamais se blesser, ni commettre d’erreurs ou porter de cicatrice.

J’assume ma part irrationnelle et poétique dans la vie et je pense qu’il faut arrêter de rendre des comptes aux scientistes qui veulent tout expliquer et réduire l’infini cosmique à des chiffres et des savoirs qui sont encore incomplets et partiels (l’être humain ne sait pas encore tout) ; il faut cesser d’aller sur leur terrain comme si c’était le seul. Parfois, avant de savoir, et de pouvoir expliquer, on pressent. C’est ma part féminine, je la chéris et l’assume. Le féminin a aussi sa place dans notre monde.

Je crois que l’humain doit être tiré vers le haut et non conforté dans ses croyances les plus basses ; que l’altruisme et l’amour bien compris – c’est-à-dire lucides, forts, non dévoyés par la niaiserie, l’aveuglement, la faiblesse, l’ego – constituent la plus précieuse des ressources.

Je suis pour certaines choses, contre d’autres (même si j’ai horreur du terme “contre”, pourtant utilisé à loisir dans ce texte par commodité), et je compte bien parler librement de tout cela. Mais je n’impose en aucun cas mes vues aux autres et je crois profondément en la liberté. D’expression, d’action, de pensée. Car elle est l’émanation du divin et que les actes qui en résultent, aussi imparfaits soient-ils, sont au final une manifestation de l’ordre des choses et de l’état karmique du monde. Par ailleurs, la liberté d’expression est pour moi l’un des grands combats qui attendent d’être menés aujourd’hui.

Je suis passionnée par la musique, la poésie, la psyché, la spiritualité, le paranormal, l’occultisme, le mysticisme, l’ésotérisme, l’astrologie, la nature, la vie animale, l’amour, l’anthropologie, le voyage, les étoiles, la santé, et j’adore me baigner nue à l’aube et au crépuscule dans des rivières cernées de montagnes rocheuses lorsque la vie me le permet.

Je suis née le 28 décembre 1991, à 1h57 ou 58 du matin, dans une ville nommée Sucy-en-Brie (94).

Je porte bien mon prénom : il provient du masculin « Altan », qui signifie « aube rouge » en turc (pour répondre à cette question revenue mille fois). Prénom auquel mes parents – certains au départ que j’allais être un garçon – ont finalement rajouté un « a ».

Je suis d’origine balkanique, par mes deux parents, pour répondre à une autre question revenant souvent dans ma vie. Ces derniers viennent d’une minorité musulmane du sud du Montenegro, à la frontière albanaise.
Selon un test ADN, j’appartiens à l’haplogroupe de référence H7g, qui désigne les Carpatho-Rusyn (“Ruthènes des Carpates”), un groupe originaire des Carpates (et précisément d’une région correspondant à l’actuelle Ukraine, Slovaquie, Pologne, Mer Noire…) et d’une partie des Balkans nommée la Pannonie ; d’après de nombreuses hypothèses, cette population aurait pour ancêtres des Russes, ou des Eurasiens, ou des Croates, ou des Valaques, on ne sait pas trop.
Ce qui n’est guère étonnant pour moi, qui me suis toujours sentie profondément slave dans l’âme, pas seulement physiquement, tout en ayant conscience que ce n’est qu’un tempérament, une richesse et non une limitation, et que ces tests sont faillibles et partiels.
Selon ce même test,
Mes origines plus lointaines remontent au Caucase, à l’Egypte et au Proche-Orient (« Croissant Fertile » ; actuelle Syrie, Irak, etc).
Mes origines récentes se trouvent en Europe du Sud-Est (selon l’étude, cette zone géographique recouvre les Balkans – l’ex-Yougoslavie, l’Albanie, la Grèce, la Bulgarie, la Mer Noire, etc), en Europe de l’Est (pays slaves, en somme), en Suède et dans les îles Britanniques (Irlande précisément).
J’aime le Brésil et l’Iran, dont je chéris la culture et veux apprendre les langues, et je crois avoir été de ces pays dans une autre vie.

Par dessus-tout, je suis une âme animée par la foi, en quête d’absolu et de vérité, et c’est sans doute ce qui me caractérise le mieux. Je n’appartiens à personne. Je me donne le droit de me perdre et de me retrouver, de brûler tout ce en quoi je croyais et de recommencer à zéro, si c’est là que se trouve l’absolu. Quand quelque chose doit mourir, je ne suis pas de ceux qui hésitent à mettre le doigt sur la gâchette.

J’écris depuis mes 17 ans (2009) un roman dans lequel je développe l’ensemble de ces idées auxquelles je crois. Idées dont l’essentiel du terreau était constitué avant mes 20 ans, mais que j’ai approfondies et enrichies durant ma vingtaine, parfois dans la douleur, souvent dans l’erreur, toujours dans la foi. Ces années m’ont été nécessaires pour me construire et me trouver. Il me faudra peut-être encore d’un à trois ans pour terminer cet ouvrage qui m’a demandé un travail de chaque instant, colossal et sacrificiel.

Certains d’entre vous auront lu tout cela et auront compris qui je suis, ce que cela veut dire, compris qu’on peut être tout cela à la fois, et dans quelle mesure. D’autres, de nature plus binaire et moins complexe, auront haussé les épaules, n’y voyant qu’un mélange informe : « ça veut tout dire et ça veut rien dire ».

En définitive, comme dirait Nietzsche : « Malheur à moi, je suis nuances ».

Il y aura forcément des gens qui ne comprendront pas cet infini qui se joue en moi, et ma nature neptuno-uranienne. J’y suis très habituée, par ailleurs. Je ne prends rien personnellement : toutes les ressources se trouvent en moi-même, je suis un organisme auto-suffisant.

Tant mieux si vous comprenez, tant pis si vous ne comprenez pas. Je cherche à m’exprimer et si j’aime l’idée de me faire comprendre, je ne suis attachée à rien et ne cherche pas à être aimée des autres.
J’offre mes mots, mes idées, ma poésie, mon savoir, comme une offrande : sans rien attendre en retour.



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About Altana Otovic

Tout ce qui n'est pas écriture m'ennuie. Vous savez ça, vous savez tout. https://altanaotovic.wordpress.com/2021/02/01/qui-je-suis/
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3 Responses to Qui je suis

  1. Avatar de morad boudraa 1 morad boudraa 1 dit :

    Le texte respire l’ authenticité.
    Merci pour tout, Altana, et bon vent !

  2. Avatar de Antoine Antoine dit :

    Tu donnes envie d’approfondir.

  3. Quelle personnalité ! Je me retrouve dans beaucoup de tes traits de caractère. Tu es une belle source d’inspiration. Bonne continuation à toi. Namasté

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