Le paradoxe de l’âme (journal)

Journal, 24 juillet 2020
Lorsque j’avais 18 ans, je voulais donner ma vie à Dieu, me raser la tête et aller au Tibet. De manière spirituelle et non religieuse*.
Dans le fond, je serai toujours cette fille, il est trop tard pour revenir en arrière. Dieu passera toujours avant les hommes.
Et la raison pour laquelle toutes mes histoires d’amour, aussi passionnelles et transformatrices soient-elles, sont vouées à se terminer, c’est parce que je ne sais que trop bien que l’absolu que je me cherche peut se frôler un instant dans le regard d’un homme, mais ne peut jamais s’y trouver tout entier. Aucun humain ne peut être notre horizon, fut-ce notre propre enfant. Personne ne nous appartient, personne ne nous est lié. Chaque âme est à la fois seule face à elle-même, et partie prenante d’un grand Tout. C’est ce paradoxe que l’âme doit maîtriser, et réconcilier. Apprendre la solitude, tout en comprenant que l’on n’est jamais seuls.
* C’est toujours le cas. J’ai toujours été spirituelle, mais jamais religieuse. Les savoirs de diverses religions me semblent précieux mais à prendre avec un recul critique.
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Abysses, Fosses des Mariannes (je serais ravie de retrouver le nom de l’auteur de cette photographie afin de le mentionner)

 

 

 

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About Altana Otovic

Tout ce qui n'est pas écriture m'ennuie. Vous savez ça, vous savez tout. https://altanaotovic.wordpress.com/2021/02/01/qui-je-suis/
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